La ville de Nagasaki<\/strong>, sur l’\u00eele de Kyushu<\/strong>, est tristement c\u00e9l\u00e8bre pour avoir subi les d\u00e9g\u00e2ts de la seconde bombe atomique qui s’abattit sur le Japon. On conna\u00eet malheureusement moins la riche histoire de cette ville qui fait figure d’exception au Japon<\/strong>. Sous l’impulsion du shogun Tokugawa, le pays connut une p\u00e9riode isolationniste entre 1641 et 1853. Durant cette p\u00e9riode, tout contact avec l’\u00e9tranger \u00e9tait rompu, ou presque. Seuls quelques ports de la pr\u00e9fecture de Nagasaki \u00e9taient autoris\u00e9s \u00e0 accueillir quelques navires \u00e9trangers.<\/p>\n\n\n\n
De cette exception historique naquit l’exception culturelle de Nagasaki<\/strong> qui s\u2019impr\u00e9gn\u00e2t de la culture des marins de passage. La cuisine de Nagasaki m\u00eale influences occidentales et chinoises<\/strong>, et on trouve dans la pr\u00e9fecture une importante communaut\u00e9 catholique<\/strong>. La culture traditionnelle japonaise reste fermement ancr\u00e9e \u00e0 Nagasaki mais se trouve au centre d’un melting-pot culturel unique dans l’archipel japonais<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
L’aspect le plus flagrant de l’influence de l’occident dans la culture de Nagasaki est probablement l’importance de la religion catholique dans la r\u00e9gion. A Nagasaki comme partout au Japon, la religion catholique reste largement minoritaire. Mais \u00e0 Nagasaki un peu plus de 4% de la population se d\u00e9clare catholique, ce qui repr\u00e9sente de tr\u00e8s loin la concentration de population catholique la plus importante au Japon, o\u00f9 la moyenne nationale se situe autour des 0,3%.<\/p>\n\n\n\n
L’\u00e9glise d’Oura<\/strong>, aussi connue sous le nom d’\u00e9glise des vingt-six martyrs<\/strong> est un magnifique symbole de l’importance du catholicisme \u00e0 Nagasaki. Si l’\u00e9glise n’est pas particuli\u00e8rement grande, sa conception n’en est pas moins impressionnante. De style gothique, elle est loin d’\u00eatre une p\u00e2le copie des \u00e9glises occidentales, bien au contraire. Chaque d\u00e9tail de la d\u00e9coration int\u00e9rieure est soign\u00e9 et a \u00e9t\u00e9 r\u00e9nov\u00e9 avec attention. Les piliers s’ouvrent en branches en arrivant sur le plafond d’un blanc immacul\u00e9, cr\u00e9ant un magnifique contraste \u00e0 m\u00eame de ravir les amateurs d’\u00e9glises et de cath\u00e9drales<\/strong> du monde entier.<\/p>\n\n\n\n
En parcourant les diff\u00e9rentes pi\u00e8ces du mus\u00e9e qui se trouve \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l’\u00e9glise, vous d\u00e9couvrirez l’histoire de cette \u00e9glise et les racines de la religion catholique au Japon<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
Les origines du catholicisme japonais remontent au XVIe si\u00e8cle. Des missionnaires j\u00e9suites commencent \u00e0 partir vers le Japon en 1549. Arrivant dans l’archipel japonais par le port de Kagoshima, au sud de Kyushu, le christianisme commence \u00e0 se d\u00e9velopper doucement \u00e0 Kyushu. Mais tr\u00e8s vite, Toyotomi Hideyoshi, le shogun r\u00e9gnant sur le Japon \u00e0 l’\u00e9poque, se sent menac\u00e9 par cette nouvelle religion et d\u00e9cide de l’expulsion des missionnaires, d\u00e8s 1587. Dix ans plus tard, en 1597, vingt-six catholiques<\/strong>, majoritairement japonais, sont crucifi\u00e9s \u00e0 Nagasaki<\/strong> et le christianisme est d\u00e9finitivement interdit en 1614. C’est le d\u00e9but d’une longue r\u00e9pression envers le christianisme<\/strong> au Japon qui durera durant toute la p\u00e9riode d\u2019isolationnisme de l’\u00e8re Edo.<\/p>\n\n\n\n
Durant cette p\u00e9riode, les chr\u00e9tiens japonais doivent vivre leur foi dans la clandestinit\u00e9. Beaucoup de communaut\u00e9s se cachent, notamment dans les nombreuses petites \u00eeles qui se trouvent aux alentours de Nagasaki, et d\u00e9veloppent leurs propres rites religieux.<\/p>\n\n\n\n
Lorsque les fronti\u00e8res du Japon s’ouvrent \u00e0 nouveau, deux pr\u00eatres fran\u00e7ais<\/strong> d\u00e9cident de partir \u00e0 Nagasaki avec l’intention d’y construire une \u00e9glise en l’honneur des 26 martyrs crucifi\u00e9s au d\u00e9but de la r\u00e9pression. Termin\u00e9e en 1864, l’\u00e9glise est alors une simple construction en bois qui fait avant tout figure de symbole dans un Japon o\u00f9 le christianisme n’est toujours pas reconnu. Le p\u00e8re Petitjean<\/strong>, fondateur de l’\u00e9glise des vingt-six martyrs, d\u00e9couvre alors l’existence des nombreuses communaut\u00e9s de chr\u00e9tiens qui se cachent dans la r\u00e9gion. Des dizaines de milliers de chr\u00e9tiens se rendent \u00e0 l’\u00e9glise d’Oura, ce qui am\u00e8nera le pape Pie IX<\/strong> \u00e0 d\u00e9clarer qu’il s’agit d’un \u00ab\u00a0miracle de l’Orient<\/strong>\u00ab\u00a0.<\/p>\n\n\n\n
Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1873, le christianisme est r\u00e9habilit\u00e9 dans l’ensemble du pays, et en 1879 l’\u00e9glise est enti\u00e8rement reconstruite, plus grande, pour prendre la forme que nous lui connaissons aujourd’hui.<\/p>\n\n\n\n
Le jour avait finit par se coucher lorsque je suis ressorti de ces pi\u00e8ces charg\u00e9es d’histoire qui me firent d\u00e9couvrir les racines du christianisme japonais. Une histoire dont je ne soup\u00e7onnais pas l’existence et qui donnait soudain une autre dimension \u00e0 cette \u00e9glise qui se dressait fi\u00e8rement dans la nuit. Mais l’\u00e9glise d’Oura n’est pas la seule \u00e9glise a porter les stigmates de l’histoire tortur\u00e9e de Nagasaki. C’est aussi le cas de la cath\u00e9drale d’Urakami, pour des raisons radicalement diff\u00e9rentes.<\/p>\n\n\n\n
La cath\u00e9drale d’Urakami<\/strong>, ou cath\u00e9drale de l’Immacul\u00e9e-Conception<\/strong>, fut construite en 1895. Tout comme l’\u00e9glise d’Oura, la cath\u00e9drale fut construite en l’honneur des martyrs pers\u00e9cut\u00e9s au Japon. Il fut choisit de construire la cath\u00e9drale sur les terres que les anc\u00eatres des chr\u00e9tiens japonais avaient d\u00fb fuir durant cette p\u00e9riode de r\u00e9pression.<\/p>\n\n\n\n
De style n\u00e9o-roman, cette cath\u00e9drale ressemble \u00e0 peu de choses pr\u00e8s aux \u00e9glises et cath\u00e9drales romanes que l’on peut trouver dans le sud de la France. Lorsque sa construction fut achev\u00e9e, la cath\u00e9drale d’Urakami \u00e9tait la plus grande cath\u00e9drale d’Asie<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
Mais lorsque la bombe atomique est largu\u00e9e sur Nagasaki en 1945, elle explose \u00e0 proximit\u00e9 de la cath\u00e9drale, qui est alors int\u00e9gralement d\u00e9truite<\/strong>, entrainant la mort de nombreux fid\u00e8les qui assistaient \u00e0 une messe. Seuls quelques piliers et quelques statues rest\u00e8rent debout au milieu des d\u00e9combres.<\/p>\n\n\n\n
Lorsque la ville de Nagasaki commen\u00e7a \u00e0 se remettre du profond traumatisme provoqu\u00e9 par la bombe et \u00e0 reconstruire la ville, le gouvernement voulut reconstruire la cath\u00e9drale ailleurs pour pr\u00e9server les ruines de la cath\u00e9drale et en faire un symbole des ravages de la bombe, \u00e0 la mani\u00e8re du c\u00e9l\u00e8bre d\u00f4me d’Hiroshima. Mais pour les chr\u00e9tiens de Nagasaki, ce lieu avait trop d’importance et ils demand\u00e8rent \u00e0 ce que la cath\u00e9drale soit reconstruite au m\u00eame endroit.<\/p>\n\n\n\n
Le b\u00e2timent actuel date donc de 1959. Mais il reste quelques vestiges de la construction d’origine<\/strong> qui t\u00e9moignent de la violence de la bombe. Quelques statues d’\u00e9poque se tiennent debout \u00e0 l’entr\u00e9e de la cath\u00e9drale. Le vestige le plus impressionnant se trouve en contrebas de la cath\u00e9drale, o\u00f9 le haut d’un des clochers de la cath\u00e9drale a \u00e9t\u00e9 projet\u00e9 par l’onde de choc de l’explosion. Ce bout de clocher n’a pas \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 depuis 1945.<\/p>\n\n\n\n
Pour moi, le souvenir le plus marquant de cette visite se trouvait \u00e0 l’int\u00e9rieur de la cath\u00e9drale. La cath\u00e9drale est moderne et fonctionnelle, toujours utilis\u00e9e par les chr\u00e9tiens de Nagasaki. Mais quelques artefacts retrouv\u00e9s dans les ruines de la cath\u00e9drale y sont expos\u00e9s. Parmi ces artefacts, le buste d’une vierge marie, les orbites vides, semble pleurer devant le spectacle de d\u00e9solation dont elle fut t\u00e9moin.<\/p>\n\n\n\n
Les vestiges des murs du b\u00e2timent d’origine ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s non loin de l\u00e0, dans le Parc de la paix. Pour en savoir plus sur l’histoire de la bombe qui d\u00e9truisit Nagasaki et d\u00e9couvrir d’autres vestiges retrouv\u00e9s dans les ruines de la cath\u00e9drale, vous pourrez visiter le Mus\u00e9e de la Bombe Atomique de Nagasaki<\/a>.<\/p>\n\n\n\n
Heureusement, la bombe largu\u00e9e sur Nagasaki n’a pas d\u00e9truit l’int\u00e9gralit\u00e9 de la ville. Certains lieux historiques se trouvaient suffisamment loin de l’\u00e9picentre pour \u00eatre \u00e9pargn\u00e9s. Ce fut le cas du restaurant Kagetsu.<\/p>\n\n\n\n
Ouvert en 1642, le restaurant Kagetsu<\/strong><\/a> est riche d’une histoire exceptionnelle. Parmi les clients du Kagetsu on retrouve des personnages historiques prestigieux<\/strong> qui laiss\u00e8rent leurs empreintes dans les magnifiques salles du restaurant.<\/p>\n\n\n\n
\u00c0 peine entr\u00e9 dans le restaurant on est saisi par l’ambiance de ces vastes pi\u00e8ces s\u00e9par\u00e9es par de petits couloirs sinueux. J\u2019eus r\u00e9ellement la sensation de p\u00e9n\u00e9trer dans une \u00e9poque diff\u00e9rente, et de me retrouver dans un vieux film de samoura\u00ef.<\/p>\n\n\n\n
Une sensation parfaitement justifi\u00e9e, non seulement le b\u00e2timent est d’\u00e9poque, mais de nombreux samoura\u00ef<\/strong> vinrent ici se d\u00e9lecter de la cuisine de Nagasaki le temps d’une soir\u00e9e. Ce fut notamment le cas de Ryoma Sakamoto<\/strong>, un c\u00e9l\u00e8bre samoura\u00ef qui eut une grande importance dans l’histoire du Japon. Lors d’une soir\u00e9e au Kagetsu, un peu \u00e9m\u00e9ch\u00e9, il abattit plusieurs coups de sabre sur l’un des piliers du restaurant. Le pilier est toujours en place et les marques laiss\u00e9es par le sabre de Sakamoto sont encore visibles.<\/p>\n\n\n\n
Et il ne s’agit pas de la seule r\u00e9miniscence du glorieux pass\u00e9 du Kagetsu. La pi\u00e8ce dans laquelle nous \u00e9tions install\u00e9s \u00e9tait la pi\u00e8ce pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e de Katsu Kaishu<\/strong>, figure japonaise du XIXe si\u00e8cle connu pour son r\u00f4le de n\u00e9gociateur qui permit de mettre fin pacifiquement \u00e0 plusieurs conflits \u00e0 l’int\u00e9rieur du Japon.<\/p>\n\n\n\n
Il offrit au restaurant une calligraphie trac\u00e9e de sa main<\/strong> qui est aujourd’hui encore accroch\u00e9e aux murs de cette salle. Sa calligraphie veut dire \u00e0 peu pr\u00e8s \u00ab\u00a0si l’on fait ce que l’on doit faire, notre avenir s’ouvre devant nous\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n
Les pi\u00e8ces du restaurant, privatives, sont d’ailleurs absolument immenses<\/strong>. Ce soir l\u00e0, de joyeux \u00e9clats de voix, des chansons et des musiques nous parvenaient d’une pi\u00e8ce voisine \u00e0 la notre. Comme c’est r\u00e9guli\u00e8rement le cas au Kagetsu, ces personnes avaient engag\u00e9s des geishas<\/strong> qui animaient la soir\u00e9e de leurs multiples talents. Cela explique aussi la taille des salles du Kagetsu.<\/p>\n\n\n\n
Au Kagetsu on vient manger une cuisine traditionnelle de Nagasaki<\/strong> appel\u00e9e \u00ab\u00a0shippoku<\/strong>\u00ab\u00a0. Une cuisine haut de gamme qui fit rentrer le Kagetsu dans le c\u00e9l\u00e8bre guide Michelin<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
Puisque le port de Nagasaki \u00e9tait autoris\u00e9 \u00e0 accueillir des navires \u00e9trangers m\u00eame durant la p\u00e9riode d’isolationnisme au cours de laquelle le Japon avait coup\u00e9 tout contact avec l’\u00e9tranger, la cuisine de Nagasaki fut influenc\u00e9e par des saveurs du monde entier<\/strong>. Et en particulier par la cuisine chinoise, hollandaise, et portugaise. La cuisine shippoku<\/em> refl\u00e8te parfaitement toutes ces influences qui se m\u00e9langent de mani\u00e8re surprenante.<\/p>\n\n\n\n
Le repas se compose de 15 plats<\/strong> qui vous sont apport\u00e9s les uns apr\u00e8s les autres. 15 plats. Inutile de pr\u00e9ciser que vous n’aurez plus faim \u00e0 l’issue de ce d\u00eener gargantuesque. Mais vous aurez go\u00fbt\u00e9 \u00e0 Nagasaki, cette ville aux saveurs uniques et vari\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n
Honn\u00eatement, il me serait tr\u00e8s difficile de revenir en d\u00e9tail sur la multitude de plats du Kagetsu. Mais je retiens avant tout le raffinement de la cuisine shippoku<\/em> qui r\u00e9gale les yeux autant que le palais. On devine ais\u00e9ment l’influence chinoise, comme dans ce plat de porc mijot\u00e9 durant des jours, ou l’influence occidentale dans cette \u00e9trange soupe surmont\u00e9e de p\u00e2te \u00e0 tarte. Et la cuisine shippoku<\/em> ne se contente pas de juxtaposer des sp\u00e9cialit\u00e9s venues d’un peu partout, elle les explore, les m\u00e9lange, leur donne de nouvelles perspectives.<\/p>\n\n\n\n
Certains plats varient selon les saisons, d’autres sont servis tout au long de l’ann\u00e9e. Il n’est pas impossible que certains des plats du Kagetsu soient un peu trop \u00e9tranges pour vous, mais si vous deviez laisser un ou deux plats de c\u00f4t\u00e9 ce ne serait pas si grave, apr\u00e8s tout votre repas se compose de 15 plats distincts !<\/p>\n\n\n\n
Vous pourrez tout de m\u00eame jeter un \u0153il au menu (en japonais) sur le site internet<\/a> du restaurant. Si certains plats vous rebutent, vous pourrez demander \u00e0 ce qu’ils soient remplac\u00e9s par autre chose lors de votre r\u00e9servation.<\/p>\n\n\n\n
Apr\u00e8s s’\u00eatre plong\u00e9 dans le raffinement d’un Japon d’une autre \u00e9poque, il est temps de d\u00e9couvrir le luxe moderne du Garden Terrace<\/strong><\/a>, un h\u00f4tel quatre \u00e9toiles<\/strong> dans les hauteurs de Nagasaki, inscrit lui aussi au guide Michelin<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
Et vous aurez tout le loisir de profiter de cette vue, que cela soit depuis les grandes baies vitr\u00e9es de votre chambre ou en prenant un bain, depuis votre baignoire coll\u00e9e \u00e0 une immense vitre donnant directement sur cet incroyable panorama.<\/p>\n\n\n\n
Les chambres sont si spacieuses qu’il ne manquerait qu’une cuisine pour en faire de magnifiques appartements. Sobres et modernes, elles offrent un confort proche de la perfection<\/strong>. Immense t\u00e9l\u00e9vision, lecteur Blu-ray… la technologie vous suit jusque dans les toilettes qui s’ouvrent automatiquement lorsque vous vous approchez.<\/p>\n\n\n\n
Apr\u00e8s une nuit au calme, \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer dans les lits moelleux de votre chambre, vous pourrez commencer la journ\u00e9e par un magnifique petit d\u00e9jeuner \u00e0 la carte<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
Au choix, vous pourrez prendre un petit d\u00e9jeuner japonais, occidental, ou des \u0153ufs B\u00e9n\u00e9dicte. Les \u0153ufs B\u00e9n\u00e9dicte command\u00e9s par mon coll\u00e8gue \u00e9taient extr\u00eamement app\u00e9tissants, mais j’ai personnellement opt\u00e9 pour un petit d\u00e9jeuner japonais. Une s\u00e9rie de petits plats qui permettent d’ouvrir sa journ\u00e9e par une d\u00e9gustation des saveurs typiquement japonaises. Tout en mangeant, vous pourrez profiter encore un peu de la baie de Nagasaki qui s’\u00e9tend devant vous.<\/p>\n\n\n\n
Un petit d\u00e9jeuner copieux mais sans \u00eatre lourd. Les plus gourmands pourront se laisser tenter par les nombreux plats suppl\u00e9mentaires<\/strong> que vous pourrez ajouter \u00e0 votre menu gratuitement<\/strong>. Mini steaks, curry japonais, p\u00e2tisseries, fruits, glaces… Il y en a pour tous les go\u00fbts !<\/p>\n\n\n\n
Si vous avez aim\u00e9 la vue de la baie de Nagasaki, vous allez adorer la baie de Kujukushima<\/strong>. En japonais, Kujukushima signifie \u00ab\u00a099 \u00eeles\u00a0\u00bb, mais le nom de cette baie est bien en de\u00e7\u00e0 de la r\u00e9alit\u00e9 puisqu\u2019elle compte en r\u00e9alit\u00e9 208 \u00eeles<\/strong> de diverses tailles. Un paysage \u00e9poustouflant qui apparait dans le film Le Dernier Samoura\u00ef<\/em><\/strong>. La sc\u00e8ne d’ouverture du film a \u00e9t\u00e9 film\u00e9e depuis l’un des observatoires qui offrent une vue \u00e0 180\u00b0 sur ce paysage de r\u00eave.<\/p>\n\n\n\n
La vue est r\u00e9ellement \u00e0 couper le souffle. Cette myriade d’\u00eeles qui pars\u00e8ment les eaux de la mer de Chine cr\u00e9e de v\u00e9ritables tableaux<\/strong> desquels il est difficile de d\u00e9tacher son regard.<\/p>\n\n\n\n
Un regard qui se perd dans une infinit\u00e9 de d\u00e9tails. Des bateaux qui se fraient un chemin entre les \u00eeles aux cultures d’huitres en passant par la v\u00e9g\u00e9tation qui se d\u00e9veloppe sur ces \u00eelots rocheux, le spectacle de la baie de Kujukushima est profond\u00e9ment apaisant<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
La baie de Kujukushima est sans conteste l’une des plus belles baies du monde<\/strong>. Et je n’use pas ici d’une figure de style. En 2016 cette baie a rejoint le club tr\u00e8s ferm\u00e9 des \u00ab\u00a0plus belles baies du monde\u00a0\u00bb qui ne compte que 41 baies r\u00e9parties sur l’ensemble du globe.<\/p>\n\n\n\n
Vous pourrez m\u00eame monter \u00e0 bord d’un grand bateau aux allures occidentales pour visiter cette baie de l’int\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n
La baie de Kujukushima est spectaculaire, mais aussi tr\u00e8s repr\u00e9sentative de la pr\u00e9fecture de Nagasaki qui est entour\u00e9e par les littoraux. Les poissons et fruits de mer de Nagasaki sont donc particuli\u00e8rement r\u00e9put\u00e9s. Le restaurant de ramen<\/em> Toride<\/strong> a eu la bonne id\u00e9e de faire des ramen<\/em> aux fruits de mer<\/strong> sa sp\u00e9cialit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n
On appelle ramen<\/em> un plat de nouilles plong\u00e9es dans un bouillon riche, g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 partir de viande. Les recettes du Toride subliment les saveurs de Nagasaki en pr\u00e9parant le bouillon de ses ramen<\/em> \u00e0 base de fruits de mer. De nombreuses combinaisons sont disponibles, des l\u00e9gumes pouvant \u00e9galement entrer dans la composition du bouillon leur donnant un aspect proche du potage.<\/p>\n\n\n\n
En toute sinc\u00e9rit\u00e9, ces ramen<\/em> sont directement venus se placer parmi les meilleurs ramen<\/em> auxquels j’ai pu go\u00fbter<\/strong>. Le bouillon est cr\u00e9meux et les saveurs de la mer se marient \u00e0 la perfection avec les oignons grill\u00e9s et les autres ingr\u00e9dients harmonieusement dispos\u00e9s \u00e0 la surface du bol. Cette petite enseigne de Nagasaki poss\u00e8de un restaurant \u00e0 Tokyo, et si j’en avais entendu parler du temps o\u00f9 j’y habitais le Toride serait probablement devenu l’un de mes restaurants pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s !<\/p>\n\n\n\n
Et pour nous permettre de profiter encore un peu de cet excellent bouillon, le Toride a eu l’id\u00e9e de simple et g\u00e9niale de proposer un bol de riz \u00e0 m\u00e9langer au bouillon<\/strong> une fois que l’on a termin\u00e9 les nouilles.<\/p>\n\n\n\n
Le bol de riz peut \u00eatre surmont\u00e9 d’algues, de fromage, de pesto… Selon votre choix vous transformerez subtilement les saveurs de votre bouillon qui devient une sorte de porridge une fois m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 votre bol de riz. Un v\u00e9ritable d\u00e9lice<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
Ceux qui connaissent la culture japonaise savent que l’automne, qui donne des couleurs flamboyantes aux \u00e9rables, est ici attendu avec autant d’impatience que le printemps et ses cerisiers en fleur. Et il y a de quoi, en automne les paysages du Japon se transforment en de v\u00e9ritables tableaux.<\/p>\n\n\n\n
J’ai eu l’occasion d’admirer l’automne japonais dans des r\u00e9gions tr\u00e8s diff\u00e9rentes du Japon, et mes yeux \u00e9taient toujours \u00e9bahis par la beaut\u00e9 de ces d\u00e9licates feuilles d’\u00e9rable aux couleurs vives. Mais jamais ce spectacle ne m’avait sembl\u00e9 aussi spectaculaire<\/strong> qu’au Misojien Garden<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
Cet immense parc est en r\u00e9alit\u00e9 un jardin priv\u00e9, et on ne peut qu’\u00eatre extr\u00eamement reconnaissant \u00e0 ses propri\u00e9taires d’en ouvrir les portes durant l’automne.<\/p>\n\n\n\n
Quelle que soit la direction vers laquelle je tournais ma t\u00eate, je me retrouvais face \u00e0 des paysages oniriques<\/strong> qui semblaient tout droit sortis d’une toile de ma\u00eetre. \u00c0 chaque pas que je faisais, je voulais sortir mon appareil photo pour tenter de saisir l’ambiance f\u00e9\u00e9rique du lieu. J\u2019aurais facilement pu rester des heures \u00e0 me perdre dans ces d\u00e9dales d’arbres multicolores, ou m\u00eame \u00e0 rester assis sur un banc \u00e0 laisser mon regard se d\u00e9lecter de la beaut\u00e9 de ces milliers de feuilles se balan\u00e7ant au gr\u00e9 du vent.<\/p>\n\n\n\n
Si vous visitez la pr\u00e9fecture de Nagasaki durant l’automne, je vous conseille vivement de faire un tour dans ce jardin, vous ne serez pas d\u00e9\u00e7us. Et pour l’occasion, quelques stands d’artisanat fleurissent \u00e0 l’entr\u00e9e du jardin, vous pourrez ramener chez vous un petit souvenir qui vous fera immanquablement penser \u00e0 la beaut\u00e9 de cette balade entre les milles couleurs de ces \u00e9rables japonais.<\/p>\n\n\n\n
Non loin du Misojien Garden, perch\u00e9 dans les montagnes, le Yamanotera Yukyo<\/strong> est un restaurant qui sert une cuisine saine et vari\u00e9e \u00e0 base de produits locaux<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
Lorsqu\u2019on entre au Yamanotera Yukyo, on p\u00e9n\u00e8tre dans un cocon r\u00e9confortant<\/strong> d\u2019o\u00f9 on ne veut plus sortir. La salle \u00e0 manger, chauff\u00e9e par un po\u00eale \u00e0 bois, est bord\u00e9e d’une grande baie vitr\u00e9e litt\u00e9ralement aux pieds de la for\u00eat. Les grandes tables rondes du restaurants sont \u00e9quip\u00e9es d’un foyer en leur centre qui accueille des braises chaudes pour faire mijoter devant vous les plats du Yamanotera. L’ambiance \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 si accueillante en cette journ\u00e9e d’automne qui n’\u00e9tait pas particuli\u00e8rement fraiche, je ne peux qu’imaginer le plaisir que l’on doit \u00e9prouver lorsqu’on arrive au Yamanotera par une froide journ\u00e9e d’hiver.<\/p>\n\n\n\n
L’un des plats phares du restaurant est une sorte de pot-au-feu qui mijote tranquillement au milieu de la table<\/strong>, dans une grande marmite pos\u00e9e au dessus des braises. A l’int\u00e9rieur, un peu de viande et surtout une multitude de l\u00e9gumes de saison r\u00e9colt\u00e9s dans la r\u00e9gion<\/strong>, voire m\u00eame cueillis dans la nature comme ces magnifiques grappes de cresson qui se trouvaient dans notre plat.<\/p>\n\n\n\n