Amoureux de la nature, des temples et du Japon rural, la pr\u00e9fecture de Tottori<\/strong> est faite pour vous ! Situ\u00e9e sur l’\u00eele principale de Honshu, dans la r\u00e9gion du Sanin qui comprend les pr\u00e9fectures de Shimane, Tottori et Yamaguchi, la pr\u00e9fecture de Tottori est surtout connue pour ses dunes de sable<\/strong> \u00e0 l’est, les fameuses Tottori Sakyu<\/strong><\/a>. \u00c0 l’ouest, \u00e0 partir de la ville de Sakaiminato (\u5883\u6e2f)<\/strong>, vous pouvez d\u00e9couvrir l’univers folklorique des yokai<\/em> japonais du mangaka Mizuki Shigeru<\/strong>, d\u00e9jeuner \u00e0 Yonago (\u7c73\u5b50)<\/strong> et vous diriger vers le parc national du Mont Daisen<\/strong>, terre sacr\u00e9e et v\u00e9n\u00e9r\u00e9e par les bouddhistes et les shinto\u00efstes depuis plus de 1300 ans.<\/p>\n\n\n\n
\u00a9Mizuki Productions <\/p>\n\n\n\n
Entre la gare de Sakaiminato<\/strong> et la Mizuki Shigeru road se trouve la brasserie de sak\u00e9 Chiyo Musubi<\/a><\/strong> (\u5343\u4ee3\u3080\u3059\u3073)<\/strong>. Fond\u00e9e en 1865 par la famille Okasora, la brasserie fabrique sur place du sak\u00e9 japonais et diff\u00e9rents shochu<\/em> (liqueurs). La brasserie peut se visiter sur r\u00e9servation et permet de d\u00e9couvrir le processus de fabrication du sak\u00e9 japonais<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
La premi\u00e8re \u00e9tape dans la fabrication du sak\u00e9 est le polissage du riz<\/strong>. Cette \u00e9tape permet de ne garder que le c\u0153ur du riz, appel\u00e9 shinpaku<\/em>, o\u00f9 se trouve l’amidon. Le polissage va ainsi d\u00e9barrasser le grain de ses lipides, prot\u00e9ines et vitamines qui alt\u00e8rent l’ar\u00f4me du sak\u00e9. Le pourcentage de riz restant d\u00e9finit le type et la qualit\u00e9 du sak\u00e9 obtenu. Plus ce pourcentage sera faible et plus le sak\u00e9 sera dit sec et raffin\u00e9. On trie les \u00ab\u00a0pertes\u00a0\u00bb de riz selon leur qualit\u00e9 pour ensuite les utiliser soit dans l’industrie agro-alimentaire ou dans les cosm\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n
Une fois polis, le riz est lav\u00e9, tremp\u00e9 et cuit \u00e0 la vapeur dans des cuves appel\u00e9es koshiki.<\/em> La cuisson termin\u00e9e, le riz est rapidement d\u00e9plac\u00e9 dans une pi\u00e8ce chauff\u00e9e o\u00f9 il subira l’\u00e9tape de pr\u00e9paration du koji<\/em><\/strong>. Dans cette pi\u00e8ce, o\u00f9 la chaleur est m\u00e9ticuleusement contr\u00f4l\u00e9e toutes les 2 heures, de la levure est rajout\u00e9e au riz pour proc\u00e9der \u00e0 l’\u00e9tape de fermentation et de saccharification qui durera 48 heures.<\/p>\n\n\n\n
Notre visite de la brasserie se poursuit au bar pour une d\u00e9gustation<\/strong>. Notre h\u00f4te, Monsieur Yusuke Ida, nous sert le sak\u00e9 de la maison dans trois taux de polissage de riz diff\u00e9rent (40%, 50% et 60%). Difficile de dire ce qu’on pr\u00e9f\u00e8re de bon matin…! <\/p>\n\n\n\n
Depuis Sakaiminato<\/strong>, des bus et une ligne de train JR permettent de se rendre facilement \u00e0 la ville de Yonago<\/a><\/strong>. Dans cette ville, nous d\u00e9jeunons dans un restaurant traditionnel japonais, Gurume<\/a> (\u98df\u7559\u82bd)<\/strong> situ\u00e9 non loin de la gare. Proposant une cuisine locale et de saison<\/strong>, nous prenons le menu du jour compos\u00e9 de tempura<\/em>, de sashimis, d’un chawanmushi<\/em> (une sorte de flan sal\u00e9). Le tout est accompagn\u00e9 d’un bol de riz, de soupe miso et de petits accompagnements. Le plat est \u00e0 la fois riche en saveurs et textures, mais \u00e9galement \u00e9quilibr\u00e9. Un repas complet et id\u00e9al pour l’hiver. <\/p>\n\n\n\n
Le Mont Daisen<\/a> (\u5927\u5c71)<\/strong>, litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0la grande montage\u00a0\u00bb, est le plus haut sommet de cette r\u00e9gion de Honshu. Culminant \u00e0 1729 m\u00e8tres, le mont Daisen est la montagne la plus haute de la r\u00e9gion de Chugoku<\/strong>. En plus d’\u00eatre un lieu pris\u00e9 pour ses activit\u00e9s de plein air (randonn\u00e9es, trekking, ski), la montagne est un lieu hautement mystique<\/strong> pour les japonais. <\/p>\n\n\n\n
Appel\u00e9e \u00e9galement \u00ab\u00a0Okami no take\u00a0\u00bb (Montagne des Dieux) ou \u00ab\u00a0Hi no kami dake\u00a0\u00bb (Montagne du Dieu Feu), cette montagne fut v\u00e9n\u00e9r\u00e9e d\u00e8s l’\u00e8re Heian (794-1185). Les moines y \u00e9tablirent plus de 160 temples shugend\u00f4<\/em> \u2014 o\u00f9 bouddhisme, shinto\u00efsme et culture animistes se m\u00ealaient pour cr\u00e9er une religion syncr\u00e9tique propre au Japon. Durant l’\u00e8re Edo (1603-1868), ce sont plus de 3000 moines soldats qui prot\u00e9geaient le temple Daisen-ji<\/strong> (\u5927\u5c71\u5bfa)<\/strong> des shoguns et de leur convoitise, assurant \u00e9galement l’influence du temple sur la r\u00e9gion. Ce syncr\u00e9tisme perdura jusqu’\u00e0 l’\u00e8re Meiji (1868-1912), qui instaura le shinto\u00efsme comme religion d’\u00e9tat et obligea une stricte s\u00e9paration des religions shinto et bouddhistes dans les temples shugend\u00f4 jusqu’\u00e0 la lib\u00e9ralisation des cultes en 1947. <\/p>\n\n\n\n
Il est possible de s’y initier \u00e0 la m\u00e9ditations zazen<\/em><\/strong> (compter 500 yens par personne pour 20 minutes) mais uniquement sur r\u00e9servation. Le mieux si vous \u00eates int\u00e9ress\u00e9 est de vous renseigner aupr\u00e8s du Bureau du tourisme de Daisen<\/a>. <\/p>\n\n\n\n
Depuis le temple Daisen-ji, une all\u00e9e pav\u00e9e bord\u00e9e de toro<\/em>, ces lanternes rouges typiques au Japon, guident nos pas vers le sanctuaire Ogamiyama (\u5927\u795e\u5c71)<\/strong>. Seulement 700 m\u00e8tres s\u00e9parent le temple du sanctuaire. La promenade nous permet de nous enfoncer dans le monde mystique de cette montagne sacr\u00e9e. Et c’est un sanctuaire recouvert d’un \u00e9l\u00e9gant manteau de neige que nous d\u00e9couvrons en ce mois hivernal de janvier. <\/p>\n\n\n\n
Depuis la gare de Yonago, une ligne de bus dessert le village de Daisen<\/strong> en moins d’une heure pour vous amener devant l’Office de tourisme<\/a>. L’office de tourisme donne notamment beaucoup d’informations sur les randonn\u00e9es \u00e0 faire autour du mont Daisen. <\/p>\n\n\n\n
Le Caf\u00e9 Komorebitogibier<\/a><\/strong>, \u00e0 l’\u00e9tage, est un bel endroit pour faire une halte avant ou apr\u00e8s la visite des temples. Un appartement r\u00e9cemment ouvert \u00e0 l’\u00e9tage du caf\u00e9 est disponible \u00e0 la location pour les touristes de passage. <\/p>\n\n\n\n