Koyasan<\/strong> (\u9ad8\u91ce\u5c71), est l’un des sites des plus sacr\u00e9s du bouddhisme japonais<\/strong>. Autrefois appel\u00e9es Takano, l’empereur Saga fit don de ces terres au moine Kukai (aussi connu sous le nom de \u00ab\u00a0Kobo Daishi\u00a0\u00bb), qui les renomma \u00ab\u00a0Koyasan\u00a0\u00bb lorsqu’il en fit le centre spirituel de l’\u00e9cole bouddhiste Shingon<\/strong> dont il est le fondateur. R\u00e9gion montagneuse de la p\u00e9ninsule de Kii<\/a>, dans la pr\u00e9fecture de Wakayama, Koyasan attire de nombreux p\u00e8lerins depuis le XIe si\u00e8cle, et abrite aujourd’hui 117 temples.<\/p>\n\n\n\n
Koyasan \u00e9tant in\u00e9vitablement associ\u00e9 \u00e0 Kobo Daishi<\/strong>, de nombreux p\u00e8lerins partant \u00e0 la conqu\u00eate des 1200 kilom\u00e8tres du p\u00e8lerinage de Shikoku<\/a> y font \u00e9tape. Les p\u00e8lerins de Shikoku voyagent en compagnie d’un b\u00e2ton de p\u00e8lerinage consid\u00e9r\u00e9 comme une incarnation de Kobo Daishi, qui veille sur eux durant leur marche. Avant d’entamer leur p\u00e9riple, certains p\u00e8lerins visitent le temple Okuno-in \u00e0 Koyasan pour demander \u00e0 Kobo Daishi de faire en sorte que leur voyage se passe bien, ou s’y rendent apr\u00e8s pour le remercier d’avoir permis de terminer le p\u00e8lerinage sans encombre. Certains p\u00e8lerins visitent m\u00eame le temple Ouno-in au d\u00e9but et \u00e0 la fin de leur p\u00e8lerinage.<\/p>\n\n\n\n
Avant de d\u00e9couvrir Koyasan \u00e0 proprement parler, arr\u00eatons-nous un moment \u00e0 Kudoyama<\/strong>, charmante petite ville situ\u00e9e \u00e0 une vingtaine de kilom\u00e8tres de l\u00e0. Ses ruelles tr\u00e8s photog\u00e9niques, bord\u00e9es de maisons traditionnelles et de plaqueminiers croulant sous les kakis, nous plongent directement dans l’agr\u00e9able atmosph\u00e8re rurale de la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n
On trouve, au d\u00e9tour des ruelles de Kudoyama, le temple de Zenmyosho-in<\/strong>, aussi connu sous le nom de Sanada-an. Construit en 1741, il poss\u00e8de une histoire bien moins longue que celle de Koyasan, mais profond\u00e9ment li\u00e9e \u00e0 l’histoire du Japon et du c\u00e9l\u00e8bre clan Sanada. Une histoire que l’on peut explorer dans le mus\u00e9e de Kudoyama Sanada qui se trouve \u00e0 une centaine de m\u00e8tres du temple.<\/p>\n\n\n\n
\u00c0 1,3 km de l\u00e0, le temple de Jison-in<\/strong> (\u6148\u5c0a\u9662) marque le v\u00e9ritable d\u00e9but d’un voyage \u00e0 Koyasan<\/strong>. Il s’agit du seul temple \u00e0 faire partie de Koyasan tout en en \u00e9tant g\u00e9ographiquement \u00e9loign\u00e9. Jusqu’en 1872, les femmes n’\u00e9taient pas admises dans l’enceinte de Koyasan et c’est ici, \u00e0 une vingtaine de kilom\u00e8tres de la r\u00e9gion sacr\u00e9e, que la m\u00e8re de Kobo Daishi<\/strong> a pass\u00e9 les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie. \u00c0 sa mort, son fils a d\u00e9di\u00e9 un mausol\u00e9e \u00e0 l’esprit de sa m\u00e8re, qui est aujourd’hui v\u00e9n\u00e9r\u00e9 dans ce temple sous la forme du bodhisattva Maitreya<\/a>.<\/p>\n\n\n\n
Magnifique temple auquel on acc\u00e8de via une porte impressionnante qui donne sur sa pagode \u00e0 deux \u00e9tages, Jison-in est donc avant tout d\u00e9di\u00e9 aux femmes<\/strong>. Elles peuvent par exemple venir y prier pour leur fertilit\u00e9 ou pour un accouchement sans complications, en inscrivant leurs v\u0153ux sur des tablettes de bois orn\u00e9es de seins.<\/p>\n\n\n\n
Mais Jison-in, c’est aussi le lieu d’accueil des p\u00e8lerins d\u00e9sirant se rendre \u00e0 Koyasan \u00e0 pied via un chemin d\u00e9butant au pied du temple. Un court p\u00e8lerinage que de nombreux voyageurs choisissent de faire en compl\u00e9ment de celui de Shikoku<\/strong>, faisant de cette ascension la derni\u00e8re \u00e9tape de leur voyage.<\/p>\n\n\n\n
Le chemin de p\u00e8lerinage qui relie Jison-in \u00e0 Koyasan s’appelle le Choishimichi<\/strong> (\u753a\u77f3\u9053). Inscrit, tout comme l’ensemble de Koyasan, au patrimoine mondial de l’UNESCO, on dit que Kobo Daishi lui-m\u00eame aurait particip\u00e9 \u00e0 sa cr\u00e9ation<\/strong>. Le nom de cette route fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la pr\u00e9sence de stupas de pierre que l’on retrouve sur le bord du chemin tous les 109 m\u00e8tres, soit la distance d’un cho<\/em>, l’ancienne unit\u00e9 de mesure japonaise. Autrefois, les p\u00e8lerins se prosternaient devant chaque stupa durant leur ascension, car le caract\u00e8re sanscrit repr\u00e9sentant Bouddha y est grav\u00e9.<\/p>\n\n\n\n
Marcher le long des 24 kilom\u00e8tres du Choishimichi nous plonge inexorablement dans une atmosph\u00e8re mystique. Plongeant dans des bambouseraies et des for\u00eats aux c\u00e8dres immenses, on croise parfois un torii qui nous rappelle que nous nous rendons sur des terres sacr\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n
Au bout de deux heures de marche, le chemin passe par le sanctuaire de Niutsu Hime<\/strong> (\u4e39\u751f\u90fd\u6bd4\u8ce3\u795e\u793e). Contrairement aux temples qui sont des lieux religieux bouddhistes, les sanctuaires sont d\u00e9di\u00e9s \u00e0 des divinit\u00e9s shinto\u00efstes. Il peut donc para\u00eetre surprenant de retrouver un sanctuaire sur le chemin menant \u00e0 un haut lieu du bouddhisme comme Koyasan. Mais pendant bien longtemps la distinction entre ces deux pratiques religieuses pouvait \u00eatre difficile \u00e0 faire tant bouddhisme et shinto\u00efsme fonctionnaient en symbiose<\/a>.<\/p>\n\n\n\n
Le sanctuaire de Niustsu Hime est tr\u00e8s repr\u00e9sentatif des passerelles qui existent entre les deux religions, puisqu’on y v\u00e9n\u00e8re la divinit\u00e9 shinto\u00efste qui aurait guid\u00e9 Kobo Daishi \u00e0 Koyasan<\/strong>. Durant des si\u00e8cles, on trouvait dans ce sanctuaire des pr\u00eatres shinto\u00efstes comme des moine bouddhistes, jusqu’\u00e0 ce que les moines bouddhistes soient oblig\u00e9s de regagner les temples de Koyasan lorsque la s\u00e9paration des deux religions fut d\u00e9cr\u00e9t\u00e9e durant l’\u00e8re Meiji. De nos jours, les moines bouddhistes de Koyasan viennent volontiers se recueillir au sanctuaire de Niutsu Hime.<\/p>\n\n\n\n
Auparavant, le sanctuaire \u00e9tait uniquement accessible \u00e0 pied. Aujourd’hui, il est possible de s’y rendre en bus<\/strong>, ce qui permet \u00e0 tous de d\u00e9couvrir la magnifique architecture de Niutsu Hime. Vous serez \u00e9merveill\u00e9 par les sculptures de dragons et d’\u00e9l\u00e9phants, autant que par son magnifique pont en arc de cercle et ses impressionnants torii \u00e0 six montants.<\/p>\n\n\n\n
Une fois pass\u00e9 le sanctuaire de Niutsu Hime, le chemin de p\u00e8lerinage du Choishimichi se poursuit sur plus de dix kilom\u00e8tres pour arriver \u00e0 la porte Daimon, qui marque l’entr\u00e9e dans le territoire sacr\u00e9 de Koyasan. Le chemin se poursuit encore sur 4 kilom\u00e8tres pour se terminer \u00e0 Okuno-in<\/strong>, un lieu d’une grande importance puisqu’il abrite le mausol\u00e9e de Kobo Daishi<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
Si les p\u00e8lerins du p\u00e8lerinage de Shikoku se rendent \u00e0 Koyasan au d\u00e9but ou \u00e0 la fin de leur p\u00e9riple, c’est en grande partie pour se rendre devant ce mausol\u00e9e. Kobo Daishi est la figure la plus importante du p\u00e8lerinage de Shikoku : on dit qu’il veille sur les p\u00e8lerins et qu’il voyage aupr\u00e8s d’eux. Il est donc naturel que les marcheurs d\u00e9vou\u00e9s qui entreprennent ce p\u00e9riple de 1200 kilom\u00e8tres aient le d\u00e9sir de se pr\u00e9senter face \u00e0 leur protecteur.<\/p>\n\n\n\n
Car pour beaucoup, Kobo Daishi est toujours en train de m\u00e9diter dans l’enceinte de son mausol\u00e9e<\/strong>. Il est donc interdit d’y p\u00e9n\u00e9trer afin de ne pas le d\u00e9ranger. C’est aussi la raison pour laquelle, depuis plus de mille ans, qu’il pleuve ou qu’il neige, des moines bouddhistes apportent un repas \u00e0 Kobo Daishi<\/strong> deux fois par jour au cours d’un rituel nomm\u00e9 Shoujingu. Une cuisine vari\u00e9e qui n’a pour r\u00e8gle que d’\u00eatre v\u00e9g\u00e9tarienne, conform\u00e9ment aux pr\u00e9ceptes bouddhistes, et d’\u00eatre pr\u00e9par\u00e9e par les moines avec amour et d\u00e9votion.<\/p>\n\n\n\n
Il est possible de faire une visite guid\u00e9e en d’Okuno-in en compagnie d’un moine parlant anglais<\/strong>. Car Okuno-in ne se limite pas \u00e0 ce mausol\u00e9e, plus de 200 000 st\u00e8les fun\u00e9raires sont align\u00e9es sur deux kilom\u00e8tres \u00e0 l’approche du mausol\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n
Danjo Garan<\/strong> (\u58c7\u4e0a\u4f3d\u85cd) est un autre lieu absolument incontournable \u00e0 Koyasan. Ce vaste complexe de temples fut le premier \u00e9difi\u00e9 par Kobo Daishi sur les lieux. De nos jours il compte une vingtaine de b\u00e2timents.<\/p>\n\n\n\n
La pagode du Konpon Daito<\/strong> est certainement le b\u00e2timent le plus iconique de Danjo Garan. L’emplacement de la pagode ne doit rien au hasard puisqu’elle devait se trouver au centre d’un immense mandala naturel en forme de lotus, compos\u00e9 des huit montagnes entourant Koyasan.<\/p>\n\n\n\n
Et les symboles se multiplient \u00e0 l’ext\u00e9rieur comme \u00e0 l’int\u00e9rieur de la pagode : l’int\u00e9rieur est agenc\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 former un mandala et les seize piliers de l’\u00e9difice sont orn\u00e9s de seize repr\u00e9sentations diff\u00e9rentes de bodhisattvas.<\/p>\n\n\n\n
Il s’agit d’une v\u00e9ritable \u0153uvre d’art que Kobo Daishi ne put admirer dans son ensemble de son vivant, puisqu’il fallut plus de 70 ans pour que la pagode soit termin\u00e9e<\/strong>. Malheureusement, les b\u00e2timents en bois sont souvent victimes des flammes au Japon. Ce qui est particuli\u00e8rement vrai \u00e0 Koyasan, qui se trouve au somment d’une montagne, et donc souvent frapp\u00e9 par la foudre. L’histoire \u00e9crite fait \u00e9tat de cinq incendies qui ravag\u00e8rent le Konpon Daito, mais il fut syst\u00e9matiquement reconstruit. Le b\u00e2timent actuel date de 1937.<\/p>\n\n\n\n
Si vous souhaitez vous initier aux pratiques bouddhistes, difficile de r\u00eaver d’un cadre plus id\u00e9al que ce temple au centre de la doctrine Shingon de Koyasan. Kongobu-ji propose justement des ateliers d’initiation<\/a> qui vous permettront de vivre par vous-m\u00eame les pratiques spirituelles qui sont au centre de l’enseignement de Kobo Daishi.<\/p>\n\n\n\n
Parmi ces ateliers d’initiation, il est possible de s’essayer au shakyo<\/em><\/strong><\/a> (\u5199\u7d4c). Cette pratique consiste \u00e0 recopier \u00e0 la main des \u00e9critures bouddhistes<\/strong> : les sutras. Au premier abord, on pourrait penser qu’un \u00e9tranger ne parlant pas japonais ne trouverait que peu d’int\u00e9r\u00eat \u00e0 recopier des lignes de caract\u00e8res dont il ne comprend pas le sens. Mais nul besoin de comprendre le sens des sutras pour vivre pleinement l’exp\u00e9rience du shakyo<\/em>.<\/p>\n\n\n\n
Si vous ne savez pas \u00e9crire le japonais, vous pourrez positionner le mod\u00e8le sous votre feuille, laissant appara\u00eetre par transparence les caract\u00e8res que vous devrez tracer. L’important est de focaliser toute son attention sur ce simple exercice au point d’en oublier tout le reste et de trouver une forme de paix int\u00e9rieure<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
L’initiation au shakyo<\/em> dure entre une et deux heures et co\u00fbte 1500 yens.<\/p>\n\n\n\n
Pour vivre cette immersion en terres sacr\u00e9es jusqu’au bout, certains temples de Koyasan proposent des chambres dans lesquelles les voyageurs et les p\u00e8lerins peuvent passer la nuit. C’est le cas du temple de Rengejo-in<\/a><\/strong> (\u84ee\u83ef\u5b9a\u9662), qui offre des prestations parfaitement adapt\u00e9es aux visiteurs ne parlant pas japonais.<\/p>\n\n\n\n
Les chambres<\/a>, aux portes coulissantes et au sol en tatamis, ne font pas l’impasse sur le confort. Magnifiquement orn\u00e9es de d\u00e9corations traditionnelles, les suites poss\u00e8dent m\u00eame leur propre salle de bain et une superbe v\u00e9randa donnant sur le jardin du temple.<\/p>\n\n\n\n
Mais si l’on fait le choix de s\u00e9journer dans un temple, c’est surtout pour d\u00e9couvrir le mode de vie des moines bouddhiste qui y vivent.<\/p>\n\n\n\n
\u00c0 17h, il vous sera possible de vous initier aux techniques de m\u00e9ditation \u00e9sot\u00e9riques du bouddhisme Shingon<\/strong>. Il s’agit d’un ensemble de m\u00e9thodes de m\u00e9ditation introduites au Japon par Kobo Daishi et toujours pratiqu\u00e9es de nos jours par les adeptes du bouddhisme Shingon. Les moines du Rengejo-in vous proposent de vous faire d\u00e9couvrir la premi\u00e8re de ces m\u00e9thodes : le susokukan<\/em>.<\/p>\n\n\n\n
Apr\u00e8s les explications du moine, en japonais et en anglais, on se retrouve assis sur une chaise ou \u00e0 m\u00eame le sol en position zazen<\/em> pour une m\u00e9ditation de 40 minutes \u00e0 la lueur des bougies, en se concentrant sur sa respiration. Il s’agit de compter ses inspirations sans laisser aucune autre pens\u00e9e venir parasiter notre concentration. Une merveilleuse exp\u00e9rience extr\u00e8mement relaxante !<\/p>\n\n\n\n
Le d\u00eener est servi \u00e0 18h, juste apr\u00e8s la m\u00e9ditation. Vous pourrez y d\u00e9couvrir la cuisine bouddhiste traditionnelle : la shojin ryori<\/em><\/strong>. Cuisin\u00e9e selon les pr\u00e9ceptes bouddhistes, il s’agit d’une cuisine v\u00e9g\u00e9talienne dans laquelle on ne retrouve aucun produit d’origine animale<\/strong>. Mais la shojin ryori<\/em> se doit de suivre d’autres r\u00e8gles, comme la pr\u00e9sence de cinq couleurs et de cinq saveurs qui doivent se retrouver dans chaque repas. Un repas d\u00e9licieux qui change des classiques de la cuisine japonaise !<\/p>\n\n\n\n
Apr\u00e8s le d\u00eener, vous pourrez faire un dernier tour dans le temple de Kongobu-ji ou au Danjo Garan, qui sont illumin\u00e9s durant la nuit. Ou bien simplement profiter du jardin du Rengejo-in qui reste \u00e9clair\u00e9 jusqu’\u00e0 21h. Mais il est raisonnable de ne pas se coucher trop tard, car le lendemain matin le Rengejo-in vous propose une derni\u00e8re immersion dans la vie religieuse du temple : assister \u00e0 l’office religieux du matin.<\/p>\n\n\n\n
Il faudra se lever t\u00f4t : l’office commence \u00e0 6h du matin. Mais ce r\u00e9veil aux aurores vous permettra de vivre une exp\u00e9rience inoubliable au plus pr\u00e8s de la vie quotidienne des moines bouddhistes de Koyasan Pendant une heure, les moines lisent des sutras au son des cloches et des hachi<\/em> (instruments traditionnels japonais ressemblant \u00e0 des cymbales). Suivent un sermon et ses commentaires, \u00e0 la fois en japonais et en anglais.<\/p>\n\n\n\n
Une occasion rare de d\u00e9couvrir le bouddhisme japonais de l’int\u00e9rieur et d’en comprendre la teneur pour ceux qui parlent anglais !<\/p>\n\n\n\n
Si les p\u00e8lerins du p\u00e8lerinage de Shikoku voudront certainement se rendre \u00e0 Koyasan \u00e0 pied, il reste tout \u00e0 fait possible de s’y rendre en train. Koyasan est facilement accessible depuis Osaka<\/strong> :<\/p>\n\n\n\n
Entre le train, le t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique, et le bus, se rendre \u00e0 Koyasan depuis Osaka co\u00fbte entre 2480 et 1690 yens (selon le train choisi). Si vous comptez faire l’aller-retour en train, il est plus int\u00e9ressant d’acheter le pass \u00ab\u00a0Koyasan Wolrd Heritage Ticket\u00a0\u00bb<\/a><\/strong> : pour 3080 yens dans sa version classique (voyage en trains express ou rapide express, le prix d\u00e9pend de la gare de d\u00e9part) ou 3630 yens pour la version comprenant un trajet \u00e0 bord d’un train limited express (pour l’aller seulement, le prix d\u00e9pend de la gare de d\u00e9part), vous pourrez faire l’aller-retour entre Koyasan n’importe quelle gare se trouvant sur la Nankai Line, mais aussi profiter des trajets \u00e0 bord des bus de Koyasan de mani\u00e8re illimit\u00e9e pendant deux jours, et de diverses r\u00e9duction dans les mus\u00e9es, les temples, et les boutiques de souvenirs.<\/p>\n\n\n\n
Entre la gare d’Hashimoto et la gare de Gokurakubashi (o\u00f9 l’on peut prendre le t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique menant \u00e0 Koyasan), il est possible de faire le voyage \u00e0 bord d’un train un peu diff\u00e9rent. Le Tenku a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialement con\u00e7u pour permettre aux passagers d’admirer le paysage<\/strong>. Les si\u00e8ges tourn\u00e9s vers les grandes fen\u00eatres des wagons offrent un superbe panorama surplombant les montagnes de la pr\u00e9fecture de Wakayama. Il est m\u00eame possible de faire un tour dans la plateforme d’observation du train pour sentir sur sa peau le vent qui passe \u00e0 travers les fen\u00eatres ouvertes.<\/p>\n\n\n\n
Il est n\u00e9cessaire de r\u00e9server sa place<\/strong>, par t\u00e9l\u00e9phone uniquement. La r\u00e9servation doit \u00eatre effectu\u00e9e dans les dix jours pr\u00e9c\u00e9dant le voyage en train. Il vous en co\u00fbtera 520 yens suppl\u00e9mentaires en plus du co\u00fbt normal du trajet (le trajet \u00e0 bord du train Tenku ne concerne que la portion entre la gare de Hashimoto et la gare de Gokurakubashi). Retrouvez toutes les informations sur le site internet<\/a> du train Tenku (en japonais).<\/p>\n\n\n\n
Lorsqu’on voyage au Japon, on n’a pas v\u00e9ritablement d\u00e9couvert une destination tant qu’on n’a pas go\u00fbt\u00e9 \u00e0 ses sp\u00e9cialit\u00e9s locales. Un s\u00e9jour \u00e0 Koyasan vous permettra de go\u00fbter \u00e0 la fameuse shojin ryori<\/em> des moines bouddhistes, mais la pr\u00e9fecture de Wakayama poss\u00e8de d’autres d\u00e9lices que vous voudrez tr\u00e8s certainement essayer !<\/p>\n\n\n\n
Le goma tofu<\/strong><\/em> est une sp\u00e9cialit\u00e9 culinaire de Koyasan qui a toute sa place dans la cuisine bouddhiste. Si son nom laisse supposer qu’il s’agit de tofu au s\u00e9same (goma<\/em> voulant dire s\u00e9same), son nom est aussi trompeur que sa consistance, qui fait effectivement penser \u00e0 du tofu. Car il n’y a point de soja dans le goma tofu<\/em> ! Ce plat est en r\u00e9alit\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 partir de farine de kuzu<\/em>, le f\u00e9cule d’une plante sauvage. M\u00e9lang\u00e9e \u00e0 de l’eau et de s\u00e9same moulu, elle donne sa consistance fondante au succulent goma tofu<\/em>.<\/p>\n\n\n\n
Le restaurant Kadohama Gomatofu Sohonpo<\/strong><\/a> de Koyasan sert un goma tofu<\/em> de premi\u00e8re qualit\u00e9, pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 partir de kuzu<\/em> sauvage de Yoshino, de s\u00e9same blanc, et d’eau puis\u00e9e dans les montagnes. Ce restaurant est tr\u00e8s pris\u00e9 et il faut g\u00e9n\u00e9ralement s’armer de patience en attendant qu’une table se lib\u00e8re \u00e0 l’int\u00e9rieur. Les assortiments sont arrang\u00e9s en forme de mandala et permettent de go\u00fbter \u00e0 des tofus aux saveurs et aux textures diff\u00e9rentes. Il est \u00e9galement possible d’y acheter du goma tofu<\/em> pour en ramener chez soi, un souvenir tr\u00e8s populaire \u00e0 Koyasan.<\/p>\n\n\n\n
Si vous d\u00e9sirez poursuivre votre p\u00e9riple sur les traces de Kobo Daishi en partant \u00e0 la d\u00e9couverte du p\u00e8lerinage des 88 temples de Shikoku<\/strong><\/a>, vous pourrez prendre un ferry \u00e0 Wakayama qui vous m\u00e8nera \u00e0 Tokushima. Mais avant de quitter la r\u00e9gion, profitez de votre passage dans la ville de Wakayama pour vous arr\u00eater \u00e0 Sandaime<\/a><\/strong>. Cette petite brasserie situ\u00e9e \u00e0 20 minutes de marche (ou 10 minutes de bus) de la gare de Wakayama propose des bi\u00e8res artisanales produites sur place. Des bi\u00e8res que vous pourrez accompagner de quelques sp\u00e9cialit\u00e9s japonaises.<\/p>\n\n\n\n