{"id":97731,"date":"2024-02-20T18:00:00","date_gmt":"2024-02-20T09:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/voyapon.com\/fr\/?p=97731"},"modified":"2024-02-21T15:06:43","modified_gmt":"2024-02-21T06:06:43","slug":"tokyo-kyushu-culture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/voyapon.com\/fr\/tokyo-kyushu-culture\/","title":{"rendered":"Un voyage captivant entre Tokyo et Kyushu, \u00e0 la d\u00e9couverte de la culture populaire et traditionnelle du Japon"},"content":{"rendered":"\n
Fin novembre, alors que les \u00e9rables arboraient des couleurs rougeoyantes, j’ai entrepris un voyage entre Tokyo et l’\u00eele de Kyushu<\/strong>. J\u2019ai d\u2019abord explor\u00e9 l\u2019effervescence de la capitale japonaise, qui regorge de lieux d\u2019exception, tant pour les amateurs de culture populaire que traditionnelle, notamment le Sumida Hokusai Museum<\/strong> ou encore Small Worlds<\/strong>. J\u2019ai ensuite explor\u00e9 les splendeurs de Kyushu, comme la \u00ab ville des enfers \u00bb<\/strong> o\u00f9 s’\u00e9l\u00e8vent les grands nuages de vapeur des eaux thermales, ou encore le plus grand volcan actif du Japon, le mont Aso<\/a><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n La r\u00e9gion du Grand Tokyo est le point de d\u00e9part de tout globe-trotter, gr\u00e2ce \u00e0 ses deux a\u00e9roports internationaux<\/a>, et dispose d\u2019un grand choix d\u2019activit\u00e9s culturelles, gastronomiques, et de divertissement. Apr\u00e8s avoir visit\u00e9 les incontournables, Tokyo est \u00e9galement une porte d\u2019entr\u00e9e sur les r\u00e9gions plus recul\u00e9es du Japon, qui cachent bien des richesses, ainsi qu\u2019une authenticit\u00e9 intacte.<\/p>\n\n\n\n Mon voyage commen\u00e7a au Mus\u00e9e Sumida Hokusai<\/a><\/strong>. Situ\u00e9 pr\u00e8s du Ry\u014dgoku Kokugikan (hall de sport national), ce mus\u00e9e d’art retrace la vie du l’artiste ukiyoe japonais Hokusai<\/a>, mondialement connu gr\u00e2ce \u00e0 la Grande Vague de Kanagawa<\/em> au 19e si\u00e8cle. Il s\u2019adonne \u00e0 sa passion jusqu\u2019\u00e0 son dernier souffle, avant de s’\u00e9teindre \u00e0 88 ans.<\/p>\n\n\n L’AURORA (salle d’exposition permanente), qui est \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9e en anglais par ordre chronologique, m\u2019a donn\u00e9 un aper\u00e7u de l’\u00e9volution du style de Hokusai et de ses estampes au fil du temps.<\/p>\n\n\n\n Veuillez noter que pour des raisons de conservation, les estampes expos\u00e9es sont des reproductions \u00e0 l’\u00e9chelle et en haute d\u00e9finition.<\/p>\n\n\n\n Non loin de la Statue de la Libert\u00e9 \u00e0 Odaiba, la c\u00e9l\u00e8bre \u00eele artificielle de Tokyo, se trouve Small Worlds<\/strong><\/a>, un mus\u00e9e qui suscite l\u2019\u00e9merveillement. Qui ne s\u2019emballerait pas \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019admirer des centaines de miniatures qui reproduisent des univers fantastiques<\/strong> ? J\u2019ai \u00e9t\u00e9 transport\u00e9e dans diff\u00e9rents mondes imaginaires, o\u00f9 certains objets s\u2019animent en actionnant les boutons. Les trains passent, les lumi\u00e8res clignotent, les fus\u00e9es filent, les man\u00e8ges tournent \u00e0 ne plus en savoir o\u00f9 donner de la t\u00eate. \u00c0 la fin du parcours, j\u2019ai pu comprendre le travail colossal effectu\u00e9 sur ces miniatures en observant les artistes fabriquer chaque d\u00e9cor. Une attraction qui ravit les petits comme aux grands.<\/p>\n\n\n\n Apr\u00e8s cette vir\u00e9e urbaine et culturelle \u00e0 Tokyo, je suis partie explorer Kyushu, la troisi\u00e8me plus grande \u00eele du Japon<\/strong>, qui rec\u00e8le bien des surprises. \u00c0 1h30 de vol de Tokyo, l’avion est le moyen le plus facile et rapide de rejoindre cette terre du sud. Elle regorge de paysages naturels impressionnants, comme les imposants nuages de vapeur des eaux thermales de Beppu, d\u2019anciens temples sacr\u00e9s, ou encore de chemins de randonn\u00e9e pittoresques.<\/p>\n\n\n\n Le bain des enfers, l\u2019\u00e9tang du sang… Que de noms effrayants pour d\u00e9crire la grandeur des eaux thermales de Beppu Onsen<\/a><\/strong>. Eaux bleut\u00e9es, rouges, riches en fer, en sodium… une multitude d\u2019eaux thermales ponctuent les abords de la ville par des nuages de vapeur ; un paysage saisissant. Mais j\u2019ai \u00e9t\u00e9 enchant\u00e9e de d\u00e9couvrir bien d\u2019autres surprises dans la pr\u00e9fecture d\u2019Oita qui m\u2019\u00e9tait encore m\u00e9connue.<\/p>\n\n\n\n Usuki<\/a><\/strong> a conserv\u00e9 son charme d\u2019antan avec ses rues traditionnelles, sa brasserie de sak\u00e9, et ses anciennes boutiques, \u00e0 l’exemple du plus vieux magasin de sauce soja de la r\u00e9gion<\/strong> vieux de plus de 400 ans. J\u2019y ai go\u00fbt\u00e9 \u00e0 la glace au miso, un m\u00e9lange sucr\u00e9-sal\u00e9 surprenant !<\/p>\n\n\n\n Mais ce qui m\u2019a subjugu\u00e9e se trouve un peu plus loin du centre : des Bouddhas sculpt\u00e9s dans la pierre<\/a><\/strong> (\u81fc\u6775\u77f3\u4ecf Usuki sekibutsu). Consid\u00e9r\u00e9s comme un tr\u00e9sor national, il s’agit de plus de 61 statues, qui tiennent en place depuis plus de 1000 ans<\/strong> malgr\u00e9 l’\u00e9rosion due aux conditions m\u00e9t\u00e9orologiques, comme prot\u00e9g\u00e9es par une \u00e9nergie divine. Un lieu sacr\u00e9 et myst\u00e9rieux.<\/p>\n\n\n\n Non loin, se trouve USUKIYAKI<\/a><\/strong>, l\u2019atelier d\u2019un passionn\u00e9 de c\u00e9ramique o\u00f9 j\u2019ai pu m\u2019essayer au kintsugi<\/strong><\/em> (\u91d1\u7d99\u304e), un v\u00e9ritable coup de c\u0153ur. Il s’agit d’un artisanat d\u00e9licat et raffin\u00e9, qui d\u00e9voile toute la beaut\u00e9 du travail manuel japonais. Au lieu de jeter la vaisselle cass\u00e9e ou fissur\u00e9e, elle est r\u00e9par\u00e9e avec une \u00e9l\u00e9gance indescriptible, en soulignant ses fissures \u00e0 l’aide de poudre d’or<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n L’une des plus belles mani\u00e8res de combiner art et \u00e9cologie ! Gros plus : le tr\u00e8s sympathique artisan parle couramment anglais et propose m\u00eame un kit pour s\u2019adonner au kintsugi<\/em> chez soi.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 40 minutes en voiture de l\u2019a\u00e9roport d\u2019Oita, se trouve un chemin de randonn\u00e9e<\/a> nomm\u00e9e Minemichi<\/a>, utilis\u00e9 par les moines lors de leurs pratiques religieuses<\/strong> depuis des centaines d\u2019ann\u00e9es. Nous n\u2019en avons foul\u00e9 qu\u2019une petite portion, mais qui s’av\u00e9rait d\u00e9j\u00e0 d’une grande richesse : des statues de divinit\u00e9s, un grand regroupement d\u2019\u00e9difices en pierre appel\u00e9s des gorint\u014d<\/em> (\u4e94\u8f2a\u5854), ainsi que les ruines de l’ancien temple Sent\u014dji (\u65e7\u5343\u71c8\u5bfa\u8de1). Un des points culminants r\u00e9v\u00e8le un temple encastr\u00e9 dans la roche Itsutsuji Fudoso (\u4e94\u8fbb\u4e0d\u52d5\u5c0a). Apercevoir la mer int\u00e9rieure de Seto, les \u00eeles environnantes et une immense for\u00eat inhabit\u00e9e, m\u2019a donn\u00e9 le sentiment d\u2019\u00eatre coup\u00e9e du monde l\u2019espace d\u2019un instant.<\/p>\n\n\n\n Veuillez noter qu’il vous faudra une voiture de location pour y acc\u00e9der.<\/p>\n\n\n\n La saison des kakis en automne se remarque dans la pr\u00e9fecture de Fukuoka ! Outre quelques grandes villes de la r\u00e9gion, comme Kitakyushu ou Fukuoka, la pr\u00e9fecture reste une r\u00e9gion verdoyante o\u00f9 se cultive un certain nombre de fruits et l\u00e9gumes. C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai pu participer \u00e0 la cueillette des kakis, mais \u00e9galement d\u00e9couvrir l\u2019une des meilleures qualit\u00e9s de th\u00e9 vert du Japon. <\/p>\n\n\n\n Le premier arr\u00eat au restaurant Teruzushi<\/strong><\/a> \u00e9tait m\u00e9morable. Qui aurait cru pouvoir rencontrer une star internationale du sushi<\/strong> dans la p\u00e9riph\u00e9rie de la ville de Kitakyushu ? Le charismatique Takayoshi Watanabe, troisi\u00e8me de sa g\u00e9n\u00e9ration, nous a offert un v\u00e9ritable spectacle priv\u00e9 afin de nous pr\u00e9senter tous les ingr\u00e9dients de haute qualit\u00e9 de Fukuoka.<\/p>\n\n\n\n Il accorde une attention toute particuli\u00e8re \u00e0 la provenance du poisson, aux m\u00e9thodes de p\u00eache et \u00e0 la d\u00e9coupe, dans un souci de perfection. D\u2019o\u00f9 son prix qui n\u2019est pas \u00e0 port\u00e9e de toutes les bourses. Une chose est s\u00fbre : impossible de repartir d\u2019ici le ventre \u00e0 moiti\u00e9 vide !<\/p>\n\n\n\n J\u2019ai visit\u00e9 deux ch\u00e2teaux lors de ce p\u00e9riple, notamment le ch\u00e2teau de Kumamoto<\/a>, le plus connu de Kyushu. Mais il existe un autre ch\u00e2teau au centre de Kitakyushu qui est plus calme, offrant le cadre id\u00e9al pour une promenade agr\u00e9able. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur du ch\u00e2teau de Kokura<\/strong>, il est possible d\u2019essayer les costumes des seigneurs f\u00e9odaux, de faire des jeux interactifs, et de profiter de la vue depuis le dernier \u00e9tage.<\/p>\n\n\n\n Le jardin adjacent, Kokura-jo teien<\/strong> (\u5c0f\u5009\u57ce\u5ead\u5712) arbore une magnifique vue traditionnelle avec ses \u00e9rables momiji<\/em>, un pont en bois, des pins, et le reflet de ceux-ci dans l\u2019\u00e9tang. Telle une toile anim\u00e9e, chaque nuance est comme une palette de d\u00e9licates variations de couleurs.<\/p>\n\n\n\n La petite ville de Yame<\/strong>, quie compte environ 60 000 habitants, est \u00e0 l\u2019origine des meilleurs th\u00e9s produits au Japon<\/a><\/strong>.<\/p>\n\n\n Le th\u00e9 vert gyokuro<\/em> \u7389\u9732 est ombr\u00e9 pendant 20 jours puis r\u00e9colt\u00e9 \u00e0 la main, et certifi\u00e9 d\u2019une AOP. Prot\u00e9ger les feuilles du soleil permet de les enrichir d\u2019acides amin\u00e9s, ce qui enrichit leur saveur umami, riche et subtile. Visiter le jardin de th\u00e9 Oishi<\/a><\/strong> m\u2019a permis d\u2019en apprendre plus sur l\u2019univers passionnant des th\u00e9s au Japon. Le meilleur moment pour voir ce paysage est au moment de la r\u00e9colte, chaque mois d\u2019avril.<\/p>\n\n\n La derni\u00e8re \u00e9tape du voyage fut la pr\u00e9fecture de Kumamoto<\/strong>, qui est dot\u00e9 d\u2019une riche histoire. La capitale est surtout connue pour son ch\u00e2teau, qui fut le lieu de nombreuses batailles. Le ch\u00e2teau a malheureusement \u00e9t\u00e9 ravag\u00e9 par un s\u00e9isme en 2016 et si le donjon a \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9, il faudra compter plusieurs d\u00e9cennies pour replacer les pierres des murs effondr\u00e9es \u00e0 leur emplacement d’origine. Kumamoto a \u00e9galement cr\u00e9\u00e9 la mascotte la plus populaire du Japon, Kumamon<\/strong>. Il est m\u00eame possible d’assister \u00e0 un spectacle quotidien avec cette star. Mais il y a bien plus \u00e0 d\u00e9couvrir \u00e0 Kumamoto.<\/p>\n\n\n\n L’esprit des samoura\u00efs<\/a><\/strong> propre \u00e0 son histoire impr\u00e8gne Kumamoto. En plus de son ch\u00e2teau, la ville est associ\u00e9e au plus grand \u00e9p\u00e9iste japonais de tous les temps, Musashi Miyamoto<\/strong>, alors qu’il \u00e9crivait son c\u00e9l\u00e8bre trait\u00e9 sur la strat\u00e9gie des arts martiaux. Le lieu id\u00e9al, donc, pour se mettre dans la peau d\u2019un samoura\u00ef. J\u2019ai rev\u00eatu le hakama (\u88b4), un large pantalon traditionnel, et je me suis adonn\u00e9e \u00e0 leur art martial nomm\u00e9 \u00ab\u00a0iaid\u014d\u00a0\u00bb (\u5c45\u5408\u9053).<\/p>\n\n\n\n La ma\u00eetrise du sabre est difficile, mais impressionnante \u00e0 voir. Avoir pu l\u2019exp\u00e9rimenter avec des ma\u00eetres de l\u2019\u00e9p\u00e9e perp\u00e9tuant les enseignements de Musashi Miyamoto \u00e9tait une chance inestimable.<\/p>\n\n\n\n Vous retrouverez plus d’informations et la possibilit\u00e9 de faire des r\u00e9servations sur le site internet Attractive Japan<\/a>.<\/p>\n\n\n\n Lors d\u2019un voyage au Japon, il est normal de vouloir apprendre les r\u00e8gles et les coutumes du pays pour \u00e9viter les faux pas. Enlever les chaussures avant de fouler le tatami, ne pas planter ses baguettes dans le riz… Mais, saviez-vous par exemple, qu’il est impoli de se servir soi-m\u00eame lors des \u00e9v\u00e9nements sociaux ? De m\u00eame qu\u2019il faut \u00e9viter de marcher sur les longs tissus qui d\u00e9limitent les tatamis, les tatamiberi<\/em> (\u7573\u7e01) ?<\/p>\n\n\n\nLe monde de l’Ukiyoe au Sumida Hokusai Museum<\/h2>\n\n\n\n
Retrouver son \u00e2me d\u2019enfant \u00e0 Small Worlds<\/h2>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\n
<\/figure>\n
Oita : une pr\u00e9fecture au charme irr\u00e9sistible<\/h2>\n\n\n\n
La ville d\u2019Usuki : un havre de paix<\/h2>\n\n\n\n
<\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n
Kintsugi, la finesse de la vaisselle japonaise<\/h2>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\n
<\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n
Randonn\u00e9e mystique dans la p\u00e9ninsule de Kunisaki<\/h2>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\n
<\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n
Teruzushi, une exp\u00e9rience sushi hors norme<\/h2>\n\n\n\n
Le ch\u00e2teau de Kokura et son jardin, une peinture vivante<\/h2>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\n
<\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n
Des plantations de th\u00e9 de haute qualit\u00e9<\/h2>\n\n\n\n
Se mettre dans la peau d\u2019un samoura\u00ef<\/h2>\n\n\n\n
Un repas d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019acquisition des bonnes mani\u00e8res<\/h2>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\n