Le Japon, ce sont 4 îles principales, un patrimoine, une culture, une gastronomie et une histoire qui amènent chaque année des milliers de visiteurs au Pays du Soleil Levant. Ce Japon qui fascine regorge de nombreux joyaux cachés. L’île d’Ojika, dans la préfecture de Nagasaki, aux larges des côtes de l’île de Kyushu, fait partie des lieux féeriques qu’on est heureux de découvrir au cours d’un séjour au Japon. Et quand on découvre par la même occasion que dans la voisine de la belle Ojika se cache l’île abandonnée de Nozaki, on se dit qu’on est sacrément chanceux de vivre une telle expérience.

Constitué d’îles volcaniques, l’archipel de Gotô, fait partie de la préfecture de Nagasaki. Cet archipel renferme entre autres l’île d’Ojika et sa voisine désertée, Nozaki, au milieu de la Mer de Chine orientale, dans le sud du Japon. Site protégé, Nozaki semble au premier abord ne pas vouloir s’offrir aux visiteurs. Il s’agit d’une île abandonnée par ses occupants il y a un demi-siècle et qui a beaucoup à dévoiler lorsqu’on y pose pied. Elle réserve de nombreuses surprises époustouflantes dont l’ancienne église de Nokubi et le temple d’Okino-Kojima, perchés dans les hauteurs de l’île.

Ojika : calme, authenticité et convivialité

Après la découverte de Nozaki, retour sur l’île d’Ojika. Cette île qui se situe à 5 heures en bateau de Fukuoka fait également partie de la préfecture de Nagasaki. Elle a un charme fou et ses habitants se distinguent par leur accueil convivial. Point extrêmement positif, à Ojika il est possible de faire l’expérience unique d’un repas réalisé à quatre mains au sein d’une famille japonaise. Une expérience qui laisse une empreinte forte : la joie d’avoir pu échanger un peu de nos cultures respectives et surtout d’avoir pu partager le quotidien d’une famille japonaise.

Et pour ce qui est de l’hébergement, on est comblé à Ojika ! Les maisons traditionnelles folkloriques japonaises, les kominka, sont une superbe découverte. Elles évoquent le Japon ancestral, chaleureux et authentique. Conçues notamment à partir de bois, d’argile et de paille, elles sont une alternative aux traditionnels ryokan.

On ne se lasse pas de l’ambiance et de la tranquillité qui règnent sur cette île qui vit de la pêche de l’agriculture, et qui bénéficie également d’un très bel artisanat local. C’est une destination qui répond pleinement aux envies de nature, d’authenticité et de paysages époustouflants !

Un Japon hors des sentiers battus

On peut penser que l’accessibilité d’une telle île est difficile. Détrompez-vous. Depuis Tokyo, Osaka, Nagoya ou encore Hokkaido, rejoindre l’île d’Ojika est loin d’être insurmontable. L’accès à l’île se fait par une arrivée en bateau.

La traversée se déroule uniquement de nuit et dure 5 heures. Le départ se fait à 23h45 dans un bateau de la compagnie Taiko au port de Hakata, à Fukuoka, facilement accessible en bus à une vingtaine de minutes de la gare de Hakata à Fukuoka.

Petite précision : la gare JR de Hakata où se trouve l’arrêt de bus menant au port est à deux stations de l’aéroport de Fukuoka. Soit un trajet assez simple qui nous conduit jusqu’au port où l’on embarque à destination d’Ojika. Le guichet pour acheter son ticket se trouve au premier étage. A noter qu’il est également possible d’acheter son billet sur le site internet de la compagnie.

Un trajet en toute quiétude

C’est un fait, l’hospitalité à la japonaise s’illustre aussi au cours du trajet dans ce bateau qui s’avère très confortable, avec des aménagements parfaits et un personnel avenant.

Après quelques heures de sommeil dans ma cabine spéciale « femmes », je débarque au port d’Ojika vers 5 heures du matin. Le petit instant de perplexité dû à l’heure plus que matinale laisse vite place au soulagement en voyant qu’une pièce de repos, fermée et dédiée aux femmes, est disponible dans l’enceinte du port. Après avoir terminé ma nuit, je me lève à 6h30, heure d’ouverture de l’office de tourisme d’Ojika installée directement dans le port.

Avec un chemin aussi bien balisé, un trajet fluide de l’aéroport au bateau et un accueil aussi avenant aux premières heures du jour, l’arrivée à Ojika me semble honnêtement bien plus simple que certains endroits autrement plus encombrés et touristiques au Japon. Le petit conseil en plus : pour découvrir l’île d’Ojika, n’hésitez pas à louer un vélo électrique au port. Par la suite il ne vous reste plus qu’à vous laisser porter et goûter à la douceur de vivre de cette île inoubliable.

Article réalisé en partenariat avec l’île d’Ojika

rachida

rachida

Lilloise à Tokyo férue de voyages, mon moteur c'est la curiosité. Et rien de tel que ce passionnant métier de rédactrice pour combler mes envies de connaissances et partager mes découvertes avec les lecteurs.

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