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Takanosu Onsen : un ryokan de luxe caché dans les montagnes

L'intérieur d'une des luxueuses chambres du Kikuya à Takanosu Onsen

Le luxe d’un hébergement traditionnel dans les campagnes de la préfecture de Niigata

Après avoir passé ma journée à me balader en vélo dans le très pittoresque village rural de Sekikawa, je suis sorti de la ville pour me rendre sur un parking en bordure de la rivière Arakawa. Là, un pont éclairé par des lampes menait au Takanosu Onsen.

En jetant au coup d’œil autour de moi, je ne pouvais voir rien d’autre que des montagnes couvertes de forêts denses. Quelques lumières provenaient d’un petit complexe de bâtiments de l’autre côté de la rivière. Je ne m’attendais pas à trouver un complexe onsen dans un endroit aussi reculé, et je ne pus m’empêcher de consulter mon GPS à de nombreuses reprises tout en traversant le pont pour m’assurer que j’étais bien au bon endroit.

Le village de Sekikawa compte une population d’à peine plus de 5000 habitants et j’étais même surpris d’apprendre que l’on pouvait trouver un hébergement dans une zone aussi rurale. Pourtant, de l’autre côté du pont je me trouvais nez à nez avec une immense enseigne qui me confirma que j’étais bien arrivé au Takanosu Onsen.

Kikuya et Takanosukan sont les deux ryokan que l’on trouve à Takanosu Onsen. Contrairement aux autres ryokan de luxe dans lesquels j’ai eu l’occasion de séjourner, les chambres du Takanosu Onsen ne se trouvent pas dans un grand bâtiments mais sont réparties dans une série de petites maisons au bord de la rivière.

J’avais fais une réservation au Kikuya et je fus conduit à ma chambre par une femme vêtue d’un yukata.

Plus qu’une simple chambre, je fus surpris de constater que mon logement ressemblait à une véritable petite maison !

Les chambres de Kikuya se composent d’un salon et d’une salle à manger séparées par des cloisons coulissantes qui, une fois ouvertes, donnent naissance à une grande pièce chaleureuse couverte de tatamis. Ces chambres mélangeaient harmonieusement style japonais et occidental tout en recréant une atmosphère traditionnelle japonaise. La table du salon était une table basse de style japonais tandis que la table de la salle à manger était haute et munie de chaises, à la mode occidentale.

Les lits étaient de traditionnels futons, mais ils étaient tout de même rehaussés sur une estrade, les mettant à la hauteur des lits occidentaux.

L’unique aspect des maisons traditionnelles que je n’apprécie pas particulièrement n’était pas un problème ici. Les toilettes du Kikuya étaient de style occidental et non des toilettes japonaises au dessus desquelles il faut s’accroupir.

Les chambres de Kikuya offrent le meilleur des deux mondes. En tant que guide qui qui fait régulièrement visiter le Japon à des familles, je peux dire que ces chambres sont parfaites pour des voyageurs un peu âgés qui ont du mal avec certains aspects des logements traditionnels japonais.

Les bains d’eau thermale de Takanosu Onsen

Après une longue journée de vélo et de marche dans les campagnes japonaises, je ne connais rien de plus relaxant que de se détendre dans un onsen. Et ma chambre n’avait pas un mais deux bains privatifs !

L’un des bains se trouvait à l’intérieur, l’autre à l’extérieur, et tous deux offraient une vue magnifique sur la rivière et les forêts des alentours. Les bains étaient remplis en permanence d’eau thermale naturellement chaude. Une sensation de confort merveilleuse qui contrastait avec l’air frais de cette soirée d’automne.

Le dîner kaiseki de Kikuya

Aussi charmants que soient ces deux bains privatifs, il ne fait aucun doute que ma partie préférée de mon séjour fut le dîner kaiseki du Kikuya.

À 18h30 j’entendis la sonnette de ma chambre retentir. Le personnel du Kikuya venait dresser ma table pour un fabuleux dîner aux multiples plats qui m’était servi directement dans ma chambre.

Pour commencer, j’eus droit à des zensai (apéritifs) composés de champignons ramassés dans la région et de divers légumes de montagne, grillés et marinés dans divers types de dashi et de sauces à base de miso.

Au milieu des légumes se trouvait aussi du poisson de rivière et du saumon séché, qui se mariaient parfaitement avec les saveurs riches des légumes et des champignons.

Autant la présentation que cette variété de saveurs, d’arômes et de textures des zensai étaient merveilleuses et donnaient un aperçus du festin qui allait arriver.

Après ces apéritifs, vint une assiette de sashimis de poisson frais en provenance de la mer du Japon accompagnés d’un bol de riz cultivé dans le village de Sekikawa. La préfecture de Niigata est l’une des première productrice de riz au Japon. L’eau pure de la région combinée à des siècles de savoir-faire donne naissance à ce riz à la texture moelleuse et aux saveurs délicates.

J’eus ensuite droit à une série de plats dont un chawanmushi, une soupe miso aux crevettes, une soupe aux satoimo, et de traditionnels plats à base de saumon de Murakami, la ville voisine de Sekikawa.

En dessert, des tranches de kaki croquant et de poires, deux fruits de saison.

Le dîner était bien entendu incroyablement délicieux, mais ce qui m’a particulièrement surpris c’est l’étonnante fraicheur de tous les ingrédients.

J’ai demandé des précisions à l’un des serveurs qui m’amenait les plats, et je fus surpris d’apprendre que tous les ingrédients utilisés pour cuisiner ce dîner étaient produits à 30 minutes de route de Takanosu Onsen ! Cette fraicheur faisait toute la différente, tant dans l’aspect des plats que dans leur saveur.

Mon dîner au Kikuya fut l’un des repas les plus raffinés auxquels j’ai goûté après plus de 4 ans à parcourir le Japon.

Vous n’aurez l’opportunité de goûter à des repas d’une telle qualité qu’en voyageant dans les campagnes profondes du Japon.

Le lendemain matin, je me suis levé tôt pour pouvoir me plonger une fois de plus dans mon bain extérieur tout en admirant les magnifiques couleurs de l’automne autour de la rivière Arakawa.

La rivière s’était transformée en miroir, réfléchissant les couleurs de arbres, et si j’avais eu plus de temps j’aurais adoré passer ma matinée à me relaxer dans la véranda.

Après avoir préparé mes affaire pour partir à la découverte de Murakami, on est venu frapper à ma porte une fois de plus. J’allais être à nouveau éblouit par la cuisine de l’hôtel pour mon petit-déjeuner.

Le repas ressemblait à une œuvre d’art. Chacune des neuf petites assiettes renfermaient les saveurs uniques de l’art culinaire du nord de Niigata.

Quelle merveilleuse manière de terminer mon séjour au Kikuya que de pouvoir savourer ces ingrédients locaux merveilleusement cuisinés tout en admirant la rivière et les montagnes à l’extérieur.

Pour quiconque voudrait s’échapper de la foule et du bruit des grandes villes du Japon, Takanosu Onsen fait partie des lieux que je recommanderais en priorité.

Le lieu tout autant que les chambres, les bains et son incroyable cuisine en font un ryokan idéal où passer une nuit relaxante. Pour moi ce fut un agréable moment de détente avant de partir, bien reposé, explorer la ville de Murakami.

La vue depuis la table de ma salle à manger

Vous trouverez l’adresse du Kikuya sur la carte un peu plus bas. Vous pouvez réserver directement sur leur site internet (en japonais).

Le personnel du ryokan peut venir vous chercher à la gare Echigo Shimoseki. Pensez juste à le leur demander lors de votre réservation.

Accès et informations pratiques

Pour venir de Tokyo à la gare Echigo Shimoseki en train, le voyage vous prendra environ 4 heures. Il faut d’abord prendre le Joetsu Shinkansen de Tokyo à Niigata. A Niigata, prenez un train de la JR Uetsu Line jusqu’à Sakamachi. Changez de train pour la Yonesaka Line qui vous mènera jusqu’à la gare Echigo Shimoseki.

Vous pouvez aussi prendre le Yamagata Shinkansen jusqu’à la gare de Yonezawa puis un trail de JR Yonezawa line jusqu’à la gare Echigo Shimoseki. Ce trajet prend également environ 4 heures. Dans un cas comme dans l’autre vous pouvez utiliser le JR Pass.

Vous trouverez des informations sur la région sur le site de l’association du tourisme du village de Sekikawa (en japonais).

Article original : Derek Yamashita
Traduit de l’anglais par Joachim Ducos

Article écrit en partenariat avec le village de Sekikawa