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Sur la rive nord-est de la caldera du mont Aso se trouve un petit paradis où vous pouvez vous détendre dans un bain fumant, tandis que l’on vous prépare avec amour un festin de bœuf wagyu de la région et de légumes de saison. Ubuyama, un village dont la population pourrait se compter sur les doigts d’une main, se cache parmi les fougères arborescentes centenaires de la caldera. Un endroit qui, de nuit, a pour seule lumière le scintillement des étoiles, et où une rassurante odeur de bois flotte dans l’air. Ici, les villageois exploitent les ressources naturelles locales telles qu’une eau de source pure et des terres fertiles pour la riziculture.

 

Comme à la maison loin de chez soi, à Ubuyama

Ma mère et moi-même avons eu la chance de passer une nuit à Ubuyama, au Minshuku Yamanosato et Restaurant Farmer, où l’on nous a réservé un accueil chaleureux. Un minshuku est une sorte de maison d’hôtes ou, dans ce cas, un hébergement à la ferme, où la famille de Yuri vit depuis plusieurs générations.

Le Minshunku Yamanosato et restaurant Farmer à Ubuyama, Kumamoto

Yuri et sa mère devant leur maison d'hôtes à Ubuyama

C’est une véritable entreprise familiale : pendant que Yuri s’occupe des invités, son mari élève les célèbres vaches brunes de la région dans leur ranch et s’occupe des rizières. À la cuisine, la mère de Yuri prépare des plats japonais sains, et même les jeunes enfants de Yuri et leurs camarades de classe participent en vendant à la réception des kokedama (« boules de mousse ») et d’autres petites choses.

Petites plantes en pot, vendues dans la maison d'hôte par les enfants de la famille

L’établissement est situé à Ubuyama, au cœur du village, près de la rivière Yamaga. C’est un petit bâtiment en bois entouré de rizières. Yuri et sa mère nous ont accueillis chaleureusement et semblaient on ne peut plus heureuses de notre présence.

Yuri, dont l’anglais est excellent, nous a posé des questions sur notre journée autour d’une tasse fumante de thé vert. Nous avons adoré son énergie enjouée, et il est si facile de discuter avec elle que nous avons tout de suite eu l’impression de la connaître depuis des années. Ma mère a tout particulièrement apprécié d’avoir la possibilité de discuter avec elle et d’en apprendre davantage sur sa vie.

Dans le restaurant à la décoration en bois local traditionnel, de grands bancs attendent que les clients viennent goûter le barbecue de bœuf wagyu de la région.

La salle du restaurant Farmer à Ubuyama

Il y a également un petit bar confortable avec environ 4 ou 5 tabourets de bois, où, après un repas copieux, les clients peuvent choisir parmi une gamme de whiskies japonais.

Le petit bar chaleureux du restaurant Farmer, à Ubuyama

 

Confort traditionnel dans la maison d’hôtes à Ubuyama

La ferme se situe derrière le restaurant, en face d’une belle cour avec un étang bordé de pierre, où nagent de petites carpes koï. Alors que nous suivions Yuri jusqu’à la chambre, un chat est sorti de derrière un rocher, et elle a plaisanté en disant qu’il cherchait son déjeuner.

Le jardin du Minshuku Yamanosato, et son étang

Nous nous sommes sentis comme à la maison dans le décor chaleureux, de bois foncé et de bambou, des 4 grandes chambres au sol recouverts de tatamis, des toilettes et de la salle de bain communes. Les chambres, de style japonais sobre, comprennent une table à manger avec un service à thé, une télévision, un ventilateur et d’épaisses vestes à porter si le temps devenait froid. Le bâtiment a plus de 200 ans et les chambres ont encore leurs plafonds en bambou d’origine. Chaque chambre a un balcon qui donne sur les rizières et les montagnes au loin. L’on y entendait que le chant des oiseaux et le son du ruisseau tout proche.

Chambre traditionnelle japonaise au sol en tatami au Minshuku Yamanosato

La vue sur la campagne et la montagne depuis le Minshuku Yamanosato, à Ubuyama

Le minshuku dispose par ailleurs d’un bain commun, qui peut être utilisé à tout moment. Entouré de rochers et de bambous, il se trouve dans une annexe, au bout d’un couloir recouvert de tatamis.

Le couloir menant au bain commun, recouvert de tatamis

Noren bleu sur lequel est inscrit le caractère "yu", indiquant l'entrée de la salle de bains

Le bain commun du Minshuku Yamanosato, palissades de bois et bassin entouré de pierres

L’eau provient d’une source locale, et chauffée à la bonne température. Il y avait tout ce dont nous avions besoin : quantité de serviettes fraîches, des yukata (sortes de robes de chambre traditionnelles) et une sélection d’articles de toilette. Même si la salle de bain est commune aux trois autres chambres de la maison, elle peut être fermée de l’intérieur pour en profiter individuellement.

Yukata bleus et blancs disposés pour les hôtes, avec leurs ceintures soigneusement pliées

Avant le dîner, Yuri est venue s’assurer que nous étions à l’aise dans notre chambre. Elle a installé nos futons et nous a même apporté un matelas supplémentaire. C’était en effet la première fois que ma mère allait dormir sur un lit japonais traditionnel, et Yuri a soigneusement veillé à ce que les draps frais et moelleux soient bien disposés. La literie comprenait des oreillers traditionnels de graines qui, malgré leur texture ferme, soutiennent parfaitement le cou. Pendant que Yuri nous escortait jusqu’au restaurant, nous avions déjà hâte de rentrer passer la nuit dans notre chambre douillette.

Le futon préparé pour la nuit au Minshuku Yamanosato, devant des parois coulissantes peintes

 

Dîner à base de tuskemono régionaux et de légumes de saison

Le dîner nous a été servi dans un salon privatif du restaurant. Au centre de la table, se trouvait un plateau de tsukemono (la version japonaise des pickles) soigneusement disposés. Ubuyama est en effet célèbre pour ses tsukemono, qui accompagnent parfaitement le bœuf Akaushi — qui fait la réputation de la région.

Grande table en bois dans un espace privatif du restaurant Farmer à Ubuyama, Kumamoto

Tsukemono de légumes au Minshuku Yamanosato et Restaurant Farmer à Ubuyama

Tous les tsukemono sont préparés avec des légumes locaux, et leur dégustation constitue un véritable éveil des sens. Par exemple, le shiso (une sorte de pérille), est une plante aromatique très courante pour les tuskemono, car on utilise de différentes façons aussi bien ses graines que sa feuille. Il dégage une merveilleuse odeur parfumée qui calme les sinus. Le tsukemono appelé takana, au goût frais et acide, est également très célèbre dans la région du Mont Aso. Il y avait aussi un tsukemono inhabituel, confectionné à partir de peau de yuzu (une sorte de citron), qui avait un goût sucré de marmelade.

Légumes et tofu disposés dans un joli plat de céramique

Par ailleurs, un assortiment de légumes de saison en morceaux et de tofu était délicatement présenté dans de jolis petits plats individuels. L’un des plats, appelé unohana, a attiré mon attention : il était blanc et ressemblait à une sorte de fromage. Yuri m’a expliqué qu’il s’agissait de pulpe de soja, sautée avec des légumes pour lui donner une délicieuse saveur salée.

Dîner composé de nombreux petits plats, au Minshuku Yamanosato et Restaurant Farmer

 

Bœuf Akaushi élevé à Ubuyama

Le mari de Yuri est soudain apparu avec un steak de bœuf Akaushi grésillant, cuisant sur un lit d’oignons.

Pièce de bœuf wagyu Akaushi de Kumamoto servi sur une plaque chauffante

La région est célèbre pour le bœuf Akaushi, l’une des quatre races japonaises connues sous le nom de « bœuf wagyu« , dont les animaux on une robe brun clair caractéristique. Le bétail est élevé dans le ranch de la famille, paissant dans les vastes étendues de la campagne d’Aso jusqu’à l’âge de 24 à 27 mois, afin que leur viande soit tendre et pauvre en matières grasses. La saveur de la viande était rehaussée par une infime quantité de wasabi fait maison, et cuite à la perfection. Elle était tendre, juteuse, et fondait dans la bouche comme jamais je n’en avais eu l’expérience auparavant.

Pièce de bœuf wagyu Akaushi de Kumamoto, découpé

Pour accompagner le bœuf, nous avons bu du saké produit à Ubuyama, à partir de riz local et d’eau de source. Tout au long du repas, Yuri a rempli nos verres d’eau de source bien fraîche et nous a servi son propre riz biologique, qui avait un goût plus pur et moins amidonné que les autres types de riz japonais.

Bouteille de saké produit à Ubuyama, Kumamoto

 

Un délicieux petit-déjeuner adapté aux goûts japonais et occidentaux

Après une confortable nuit de sommeil, le petit déjeuner nous a été servi au même endroit le lendemain matin. Il comprenait un assortiment de tsukemono, du riz et une soupe miso ; ainsi que des produits plus occidentaux comme des œufs au plat, des saucisses, des tartines au beurre de cacahuètes et quelques délicieux pains sucrés au chocolat. C’était la première fois que ma mère venait au Japon et elle n’avait pas l’habitude de la nourriture japonaise, mais Yuri a veillé à ce que le copieux petit déjeuner comprenne des plats adaptés à ses goûts.

Petit déjeuner varié : fruits, légumes, œufs, etc. dans de la vaisselle japonaise

Tofu disposé dans une petite céramique japonaise

Petit déjeuner version occidentale : café et tranches pain

C’était la première fois que nous séjournions dans ce type d’hébergement au Japon, et l’hospitalité de Yuri en a fait une merveilleuse expérience. Chaleureuse et accueillante, et s’est assurée de nous présenter tous les différents plats. Le bœuf wagyu était cuit à la perfection, et le fait d’avoir des explications sur les mets que nous dégustions nous a permis de les apprécier davantage. L’hébergement était sobre, confortable et propre, idéal pour ceux qui veulent découvrir l’hospitalité japonaise dans un cadre bucolique.

Vous trouverez plus d’informations sur le site de Yamanosato.(en japonais)

 

Accès

Du 30 novembre au 15 décembre 2019, Kumamoto sera l’hôte de 24e Championnat du monde de handball féminin, lors desquels 24 pays se disputeront 96 matches, sur 5 sites de la préfecture. Kumamoto est également l’un des sites hôtes de la Coupe du monde de rugby dont deux matches internationaux seront disputés au stade EGAO Kenko.

Fukuoka, la ville principale de Kyushu, n’est qu’à 40 minutes de Kumamoto en Shinkansen (TGV japonais) et à environ 1h30 de voiture par l’autoroute de Kyushu.  Les deux villes de Fukuoka et Kumamoto ont toutes deux leur aéroport avec des vols internes, ainsi que des vols internationaux.

Nous avons loué une voiture pour visiter la région, cela qui donne la liberté d’aller où vous voulez et d’explorer plus en profondeur. Pendant le voyage, nous avons ainsi apprécié nous arrêter pour prendre des photos ; et les routes sont généralement plus tranquilles que dans d’autres endroits au Japon, c’était donc une expérience très agréable.

 

Nom Minushuku Yamanosato et Restaurant Farmer
Categorie Hébergement
Adresse 202 Tajiri Ubuyama, Aso-gun, Kumamoto 869-2704
Heures d’ouverture
Check in avant 19h
Prix Variable
Options de paiement Liquide
   

Accès à Yamanosato en voiture depuis les aéroports les plus proches : 

Depuis l’aéroport de Fukuoka : 2 heure

Depuis l’aéroport d’Oita : 1 heure 40 minutes

Depuis l’aéroport de Kumamoto : 1 heure 10 minutes

 

Article original écrit par Mark Webster
Traduction par Cyrielle Ugnon-Coussioz

Article réalisé en partenariat avec le siège administratif de la région Nord de Kumamoto.

Un commentaire

  • Avatar Manon dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce super artcile complet. Je vais au Japon d’ici quelques mois et rêverait de vivre une telle expérience. Sais tu comment je pourrais reserver un séjour (1 ou 2 nuits) chez eux afin de visiter égalalement la ferme ?

    Merci beaucoup

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