fbpx Skip to main content

Vous vous demanderez peut-être, lors de votre voyage au Japon, pourquoi certains visiteurs repartent des temples bouddhistes ou des sanctuaires shintō avec un carnet sous le bras. Il existe en effet une tradition très suivie par les Japonais qui consiste à demander le sceau (goshuin) d’un lieu de culte qui sera apposé sur un carnet spécial (goshuinchō ).

Certains de nos articles comportent des liens sponsorisés. Lorsque vous vous servez de ces liens pour effectuer un achat, une commission nous est reversée, ce qui permet de soutenir notre travail à Voyapon. Veuillez lire nos explications pour plus d’informations.

goshuinchō déplié
Le goshuinchō, une fois déplié, dévoile plusieurs tampons goshuin

Qu’est ce qu’un goshuin ?

Le goshuin (御朱印), qui signifie littéralement « sceau/tampon rouge », fait partie intégrante de la culture qui entoure les cultes shintō et bouddhistes au Japon. Que vous soyez un passionné ou un voyageur curieux, il est impossible de ne pas se rendre dans un temple ou un sanctuaire lors d’un voyage dans l’Archipel. Et c’est dans ces lieux de culte que vous trouverez ces fameux sceaux, dignes représentants d’une très ancienne tradition. Il fut un temps, il était obligatoire de faire une retraite spirituelle et/ou d’écrire des sutras (prières) pour recevoir le tampon d’un sanctuaire ou d’un temple. Aujourd’hui, tous les visiteurs peuvent  faire tamponner facilement leur carnet moyennant 300¥à 500¥(de 2 à 3€ environ).

Plusieurs styles de goshuinchō
Il existe de très nombreux carnets goshuinchō disponibles dans les papeteries ou les lieux de culte

Quel carnet doit-on se procurer pour recevoir son goshuin ?

Le goshuinchō est le carnet qui sert à recevoir les goshuin ou tampons des lieux de culte. Vous pouvez en trouver pour moins de 2000¥(soit moins de 12€) dans n’importe quel temple ou sanctuaire d’une certaine importance (comme le Kiyomizudera de Kyoto) ou dans n’importe quelle papeterie japonaise. Le goshuinchō est conçu en format accordéon, ce qui permet de l’ouvrir sur toute sa longueur pour révéler l’intégralité de vos souvenirs de visite. La qualité du papier est telle que l’encre y est rapidement absorbée, évitant ainsi les inconvénients souvent associés à ce type de calligraphie. Chaque lieu de culte qui propose ce service a son propre tampon, daté du jour de votre passage, qui plus est. En faisant tamponner votre goshuinchō, vous gardez donc une trace unique de vos visites ! Une collection autant qu’un souvenir.

Un goshuin dans un carnet goshuinchō
Détails d’un tampon goshuin dans un carnet goshuinchō

Comment les goshuin sont-ils conçus ?

Chaque goshuin est réalisé à la main de manière unique par les moines ou prêtres du temple ou sanctuaire qu’ils représentent. Le tampon est d’abord trempé dans de l’encre rouge (il peut y avoir plusieurs tampons différents pour un même lieu de culte), puis le goshuin est complété à la main par une calligraphie qui fait office de signature officielle du temple ou du sanctuaire. Les sites les plus touristiques proposent de temps à autre une transcription en anglais du goshuin du lieu pour faciliter la signification du sceau.

la signalétique concernant les goshuin
Les panneaux indiquant « goshuin (御朱印) » permettent de se repérer dans les temples et sanctuaires

Comment recevoir un sceau sur son goshuinchō ?

Une fois votre goshuinchō en main, vous pouvez partir à la découverte des temples et sanctuaires. Il suffira simplement de chercher les panneaux indiquant « goshuin (御朱印) ». En général, vous les trouverez près des stands de porte-bonheurs et de plaques votives. Vous pourrez ensuite demander « Goshuin itadakemasuka » (qui signifie littéralement « Est-ce que vous proposez des goshuin ? » ou « Puis-je recevoir un goshuin ? »), mais le simple fait de se présenter avec son carnet en main permet à la personne en face de cerner immédiatement la demande. Il se peut qu’en cas d’absence de personnel ou lors d’événements spéciaux que le goshuin soit préparé à l’avance, sur une feuille de papier qu’il faudra ensuite coller dans son carnet.

lieu où recevoir son goshuin
Le temple Ryusen-ji à Tokyo et son coin à goshuin

Faire de son goshuinchō le plus original qui soit

Selon le calendrier nippon, la saison ou l’itinéraire de votre voyage au Japon, il y a aura toujours de belles opportunités pour obtenir des sceaux originaux pour embellir votre goshuinchō. Les saisons sont particulièrement propices à la recherche de ces goshuin. Vous pouvez ainsi recevoir un tampon « fleuri » au sanctuaire Sakura de Tokyo, au printemps, ou un goshuin aux couleurs des hortensias au temple Shogenji de Gunma. A l’inverse, il est également possible de trouver des goshuin des plus simples, comme avec le sceau du plus important sanctuaire du pays, le Ise Jingu, ou des goshuin au tracé unique, comme avec le sceau à la forme reptilienne du sanctuaire Yoshiwara de Tokyo. Le visiteur n’a que l’embarras du choix pour façonner son carnet de sceaux et le rendre le plus unique qui soit.

goshuin hortensia
goshuin hortensia
goshuin hortensia
goshuin ise jingu
Goshuin saisonnier sur le thème des hortensias et minimalisme rare avec le goshuin d’Ise Jingu

Partir à la recherche de nouveaux sceaux pour son goshuinchō

Il y aura toujours de beaux goshuin sur votre chemin, quel que soit le type de voyage que vous entreprenez. Mais si vous souhaitez d’abord vérifier à quoi ressemble le tampon goshuin d’un temple ou d’un sanctuaire sur Google images, avant de vous y rendre, vous pouvez très bien faire une recherche avec des mots clés, comme, par exemple, avec 東京御朱印 (tampon goshuin de Tokyo). C’est un moyen ludique d’explorer le Japon, surtout si vous appréciez la visite des lieux sacrés et/ou que vous êtes un collectionneur né ! C’est un vrai régal d’entamer une collection de sceaux goshuin et de carnets goshuinchō. Vous prendrez alors énormément de plaisir à regarder de temps en temps votre carnet pour vous rappeler tel ou tel endroit visité lors de vos voyages au Japon.

Mise à jour par Julien Loock.

Article original publié le 24/04/2018, dernière mise à jour le 21/05/2024

Charles To

Charles To

Avid traditional Japanese culture buff, amateur photographer, Anime and J-pop lover originally from San Francisco California. Aims to introduce Japan's rich traditions and modern present.

Laisser un commentaire