La péninsule de Kunisaki est située au Nord-Est de l’île de Kyushu, dans la préfecture d’Oita, qui est connue pour ses onsen (notamment ceux de Beppu), pour ses temples et ses très beaux paysages. Mais la péninsule de Kunisaki est aussi un lieu important de l’agriculture, comme en témoigne sa désignation en 2013 comme GIAHS (Patrimoine agricole mondial).

Le meilleur moyen de découvrir la vie rurale de Kunisaki est de loger dans un nôka minshuku (農家民宿), chambre d’hôte dans une ferme proche des “accueils paysans” français. J’ai pour ma part séjourné à Maruka, la ferme de la famille Kamihira.

Les hôtes : la famille Kamihira

Les Kamihira, qui m’ont accueillis dans leur ferme, ne sont pas des paysans classiques. Masayoshi et Fusako, la quarantaine, ont quitté Tokyo il y a seulement 5 ans. Lassés de leur vie citadine, ils voulaient élever leurs enfants loin de l’hyper-consommation et retrouver un rapport plus harmonieux à la nature, aux choses et aux personnes. Comme Fusako travaillait avant à l’international, elle parle anglais, donc il est tout à fait possible de séjourner à Maruka sans maîtriser le japonais.

La famille Kamihira devant sa maison dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

La famille Kamihira : Fusako, Masayoshi et leurs deux enfants Youka et Shinnosuke

Maruka : une ferme biologique à Kunisaki

Dans leur ferme, Fusako et Masayoshi cultivent une soixantaine de légumes, ainsi que des shiitakeces champignons bien connus des amateurs de cuisine japonaise sont produits principalement dans la préfecture d’Oita (48% de la production nationale). Ils ont également des poules pour les œufs et deux chèvres pour le fromage – que Fusako a découvert en France.

Bien au-delà d’une agriculture biologique classique, ils ont fait le choix de faire confiance au pouvoir des graines, en bannissant par exemple les engrais d’origine animale. Leurs légumes sont cultivés dans différents champs aux alentours de la maison. Ils les vendent directement aux particuliers sous forme de “paniers” envoyés dans tout l’archipel.

Masayoshi et Fusako dans leur champ, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Masayoshi lave les légumes devant la maison après la récolte, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Légumes fraîchement cueillis dans un panier, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

L’hébergement dans une maison traditionnelle

En parallèle de leur activité agricole, les Kamihara accueillent les visiteurs dans leur maison. Ce type d’hébergement est idéal pour tous ceux qui souhaitent découvrir le Japon rural de l’intérieur. En logeant à Maruka, on a la sensation d’être l’invité de la famille.

La maison de Maruka, une maison traditionnelle centenaire, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

La pièce à vivre, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

La maison des Kamihira a plus de 100 ans, ce qui est rare pour une kominka (古民家) – une maison traditionnelle japonaise. Ils l’ont eux-même rénovée et aménagée, apportant une touche de modernité dans le respect de la tradition.

Ma chambre : pièce traditionnelle

La chambre où j’ai dormi est une jolie washitsu, une pièce traditionnelle au sol couvert de tatami. Deux des murs sont des fusuma (parois coulissantes) qui s’ouvrent sur les pièces communes.

Les repas à la ferme : cuisine saine et locale

Les repas sont préparés par Fusako avec des produits frais, locaux et sans additifs. Les légumes viennent bien entendu directement des champs de Maruka.

Le repas du soir était composé de trois plats : sashimi variés (avec notamment du poulpe), viande et légumes grillés puis dangojiru – une soupe typique de la péninsule de Kunisaki. En bonus : de délicieuses brioches vapeur maison fourrées aux shiitake et au potiron.

Assiette de sashimi, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Morceau de viande et légumes grillés, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Dangojiru, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Brioches fourées, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Le matin : petit déjeuner typiquement japonais avec thé vert, riz, saumon grillé et soupe préparée avec du miso maison. Pour ceux qui n’aiment pas trop manger du poisson à 7h le matin, Fusako peut aussi préparer un petit déjeuner plus occidental.

Petit déjeuner traditionnel, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Travaux des champs au petit matin

En plus de l’accueil chaleureux et de la bonne cuisine, séjourner à Maruka est l’occasion de faire l’expérience du travail à la ferme.

Dès 6h30, Shinnosuke nourrit les poules et, aidé de son père, mène les chèvres jusqu’à l’endroit où elles vont paître. Le bus qui l’emmène à l’école passe à 7h10.

 

Après le petit déjeuner, j’ai pu accompagner Fusako et Masayoshi aux champs, pour la récolte des légu

Shinnosuke et Masayoshi sortent les chèvres, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

mes. Le paysage est magnifique dans la lumière du matin et Fusako prend le temps d’expliquer comment les légumes sont cultivés.

Fusako aux champs, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Masayoshi aux champs, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Fusako et Masayoshi récoltent les carottes, dans la péninsule de Kunisaki, à Oita, Kyushu

Comment s’y rendre ?

La ferme Maruka est située à environ 25 minutes en voiture de l’aéroport d’Oita et 30 minutes de la gare de Kitsuki.

Si vous ne voyagez pas en voiture, les propriétaires peuvent venir vous chercher à l’aéroport ou à la gare, n’hésitez pas à leur demander !

Comment réserver ?

Pour réserver, ou si vous avez des questions à poser aux Kamihira, vous pouvez les contacter via le forumlaire de contact sur le site de Maruka.

Plus d’informations sur Maruka

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site internet de Maruka (en anglais).

 

    
PrénomMaruka
CatégorieNôka Minshuku (accueil paysan)
Adresse4583 Akimachi Meiji, Kunisaki, Préfecture d'Ōita, Japon
Accès[map]4583 Akimachi Meiji, Kunisaki, Préfecture d'Ōita, Japon[/map]
Horairescheck in à partir de 17h / check out avant 10h
Prixnuit + petit déjeuner : 5300¥ (adulte) / 3800¥ (enfant) / dîner en supplément 1500¥
Mode de paiementCash

 

article réalisé en partenariat avec l’office de tourisme d’Oita 

Clémentine

Clémentine

En septembre 2017, je quittai la France et mon travail dans un centre de danse contemporaine pour m'installer au Japon. Quelques jours plus tard, je séjournais dans une ferme à Oita pour écrire mon premier article pour Voyapon — dont j'allais devenir rédactrice en chef deux ans plus tard. Si vous visitez Kyoto en août, il est probable que vous me croisiez lors des fêtes de Bon Odori. Deux autres de mes passions sont les îles et les chats, et ça tombe bien : le Japon a de quoi me combler dans ces deux domaines. 

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