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L’île de Sado, écrin naturel et historique de la mer du Japon

Coucher de soleil sur l'île de Sado, sur la mer du Japon

Située à 45 kilomètres au large de la ville de Niigata, Sado est la 6ème plus grande île du Japon. Avec des côtes paradisiaques et deux chaînes de montagnes bordant la plaine Kuninaka, la nature abondante de l’île de Sado lui a valu de devenir parc national. Au-delà de ses paysages, l’île renferme une histoire, une culture et une gastronomie transmise depuis des générations. Après un trajet en ferry, c’est en voiture que nous décidons de parcourir l’île, pendant deux jours, à la découverte de ses trésors cachés.

Shukunegi, un port de l’île de Sado ancré dans le temps

En ce milieu d’après-midi, nous rejoignons la bourgade de Shukunegi, autrefois port du village d’Ogi. Siège des chantiers navals pendant la période Edo, ce bourg désigné “Zone de préservation nationale importante pour les bâtiments et l’architecture traditionnelle” est le témoin d’un passé prospère pour les constructeurs de bateaux.

Les particularités architecturales du lieu nous intriguent. En franchissant la barrière en bambou érigée pour protéger les maisons des vents marins, nous découvrons peu à peu une rue très étroite, la rue principale du village. Des maisons en bois bordent la ruelle, créant un contraste saisissant avec l’épaisse couche de neige qui recouvre le sol.

Canaux du village de Shukenegi sur l'île de Sado

Chaque bâtiment conte son histoire. La promenade se poursuit le long des petits canaux à la découverte de cette bourgade figée dans la période Edo. En poussant une porte, vous découvrez un jardin avant d’admirer l’ancienne poste. Un temple et un sanctuaire se tiennent au fond du village à la croisée des canaux, formant un rempart avec les arbres dans lesquels ils sont encastrés.

L’architecture des maisons est magnifique et ingénieuse. Des pierres posées sur chaque tuile permettent de maintenir les toitures. Le premier étage est plus large que le rez-de-chaussé afin de gagner de la place tout en s’adaptant à la configuration étroite des ruelles. C’est toutefois la maison sankaku-ya qui nous marque le plus. Sa construction triangulaire s’inspire de celle utilisée pour les bateaux.

En fin de balade un magnifique coucher de soleil nous attend. Entre neige, rochers et eaux d’un bleu limpide, le spectacle émerveille. Pour plus de détails sur le lieu, découvrez un article dédié au ville de Shukunegi.

Se détendre à Hananoki, un ryokan familial

A moins de 10 minutes, le ryokan Hananoki se dresse au milieu des rizières et d’une végétation dense. Si à l’extérieur le bâtiment traditionnel et la flore locale vivent en harmonie, nous sommes accueillis chaleureusement à l’intérieur d’un bâtiment chaleureux. L’entrée et le salon ne font qu’un avec la nature. Du bois, des pierres et de grandes baies vitrées vous invitent à la contempler et à vivre avec elle.

Vous serez séduits par l’aspect familial de ce ryokan. Les céramiques fabriquées par le mari de l’hôtesse sont exposées à l’entrée. Ouvert sur la nature, c’est dans le onsen Oginoyu, tenu par son fils, que nous profitons d’un moment pour se réchauffer et se détendre avant de dîner.

Un repas de type kaiseki riche en poissons et en légumes vous est servi dans un salon privatif. Sashimi, aubergines marinées, écrasé de crabe, algues en shabu shabu, … un repas copieux mais léger, sain mais savoureux.

C’est dans des draps chauds, doux et confortables que nous nous réveillons. A l’extérieur, le soleil reflète sur la neige. Les camélias fuchsia contrastent avec les rizières enneigées. L’ambiance est apaisante.

Le petit déjeuner est lui aussi un régal pour les sens. Un repas complet et sain composé de produits de la mer, de fruits et autres produits de saison. Jusqu’au dernier moment le ryokan ne cesse de nous surprendre. Au milieu de la végétation, une statue d’un Bouddha juvénile se dresse et semble veiller sur l’auberge. L’ensemble rend le lieu si paisible.

Lapin de neige
Le magnifique lapin des neiges de notre hôte

C’est avec un magnifique lapin modelé dans la neige par l’hôtesse que nous quittons l’auberge traditionnelle. Pour plus de détails sur ce lieu, découvrez un article dédié au ryokan Hananoki.

Expérimentez les taraibune, bateaux de pêche traditionnels de l’île de Sado

Vous ne pouvez quitter le village d’Ogi sans un arrêt au port pour tester les taraibune. Ces petits bateaux traditionnels de l’île ont plus de 150 ans. S’orientant d’une seule pagaie, les femmes et les hommes ramassent encore aujourd’hui petits poissons, crustacés, coquillages et algues le long des côtes étroites de l’île.

Sous un soleil naissant se reflétant dans une eau limpide et turquoise, la jeune femme, vêtue de ses habits traditionnels, nous fait visiter le port. L’endroit est magnifique.

Après quelques minutes, elle vous propose de prendre les commandes. Une bonne partie de rigolade. La maîtrise d’un taraibune est plus technique que ce qu’il n’y paraît. Cela semble si simple pourtant dans « Le voyage de Chihiro ». Une expérience à tester que vous pouvez découvrir plus en détails dans cet article.

Se nourrir des richesses de la mer du Japon, la fabrique de sel Shiogama Studio

En direction de la côte Nanaura, la beauté du paysage marin contrastant avec les montagnes enneigées ne cesse de nous émerveiller. Il est difficile de ne pas s’arrêter toutes les cinq minutes pour une pause photo. Du célèbre rocher en forme de visage Jinmeniwa surplombant la mer, le moai de l’île de Sado, aux différents contrastes de bleu, le paysage est paradisiaque.

C’est dans cette ambiance, face aux rochers mariés ou meotoiwa que le patron de l’usine Shiogama Studio vous accueille. Après une visite pédagogique d’une vingtaine de minutes, vous pouvez apprendre à fabriquer vos propres onigiri à partir de produits locaux. Le sel est fabriqué traditionnellement pendant plus de 15 heures dans l’usine, grâce au bois et à l’eau de l’île, se mélange au riz de Sado « Toki to kurasu Sato » obtenu grâce à une agriculture raisonnée.

Après cette expérience vous repartez avec deux beaux onigiri au goût riche et fin emballés traditionnellement dans une peau en bambou. Vous pouvez choisir de les manger lors de votre déjeuner ou, comme nous, profiter du restaurant sur place pour goûter à la merveilleuse cuisine de l’île riche en iode et produits de la mer. Un passage par la fabrique vous promet de belles découvertes gourmandes et traditionnelles.

Après-midi spirituel à la découverte des temples et sanctuaires de l’île de Sado

C’est au centre de l’île, dans des terres plus rurales, qu’il est possible de découvrir deux lieux de cultes reproduisant les temples existant à Kyoto et Nara.

Connu pour ses fleurs en toutes saisons et notamment pour ses pivoines et azalées, le temple Chokokuji abrite également le « Bunny Kannon ». Du haut de ses 6 mètres, ce lapin cache dans son estomac le visage paisible de kannon. Lieu inhabituel pour une déesse, cette statue a été érigée pour protéger les lapins mais surtout les remercier d’entretenir le temple. Car ce sont effectivement plus de 70 lapins qui gambadent en toute liberté dans le temple pour le débarrasser des mauvaises herbes. Si mignons qu’on ne peut s’empêcher de les caresser.

Bunny Kannon
Bunny Kannon du temple Chokoku ji

Après une courte et première expérience de méditation zazen, le prêtre nous dévoile les trésors de son temple. Abritant trois statues de la déesse Kannon aux onze-visages, un arbre sacré ou encore de nombreux bouddhas en pierre, c’est surtout sa construction qui interpelle. Érigé il y a plus de 1200 ans par Kobo Daishi, le temple reproduit l’architecture du temple Hasedera de Nara. Plus surprenant encore les kanjis des deux temples sont identiques, seule la prononciation est différente.

On retrouve ces mêmes particularités dans le temple Seisui-ji fondé en 808 par un moine bouddhiste lors d’un pèlerinage en provenance de Kyoto. En effet, 清水時 (seisui-ji) partage les mêmes kanjis mais également le même objet de culte, la déesse de la miséricorde kannon bosatsu guanyin, que le temple Kiyomizudera à Kyoto. Des similitudes architecturales sont à noter également avec une réplique de la plate-forme en bois du Kiyomizudera.

C’est au détour d’un virage, perdu dans la campagne, que vous trouverez l’entrée du temple Seisui-ji. Vous découvrirez un grand escalier de pierre entouré de cèdres immenses. Après une courte ascension, l’enceinte mystérieuse du temple se dévoile. Le bâtiment principal est maintenant recouvert de mousse ci et là. Un endroit authentique et calme où de nombreuses personnes viennent encore se recueillir. Comme nous, vous apprécierez la beauté du lieu et les couleurs chaleureuses de la forêt environnante.

Sur la route de notre dernière destination, nous apercevons deux toki, ibis nippon emblématiques de l’île de Sado. Plumage blanc, bec noir, visage rouge, ces oiseaux se font rares et discrets. Si vous êtes aussi chanceux que nous prenez quelques instants pour les observer se nourrir dans les rizières.

C’est au détour d’une route de campagne entre forêts et champs que se dresse le sanctuaire Dainichido. L’architecture traditionnelle du bâtiment ne fait qu’un avec la nature. Nous sommes émerveillés.

Le sanctuaire est composé d’un toit en chaume et d’un auvent en forme de vague. Les poutres dont on devine la couleur vermillon, les peintures exposées à l’intérieur, le vieux taiko accroché, mais également les nombreuses vaches peintes sur les ema racontent l’histoire du sanctuaire. Ce sanctuaire vénérant Vairocana, statue assise de Dainichinyorai, était autrefois principalement visité par les fermiers avec leurs vaches.

Nous laissons cet endroit naturel et authentique pour rejoindre l’hôtel au bord du lac Kamo, le plus grand lac de la préfecture de Niigata. Les couleurs du coucher de soleil nous offrent un dernier spectacle magique. C’est donc des étoiles plein les yeux que nous rejoignons l’hôtel Shiiya situé à proximité du ferry que nous reprenons tôt le lendemain.

En plein cœur de la mer du Japon, l’île de Sado nous a conquise. Nous repartons avec l’envie de revenir, cette fois en été pour continuer l’exploration de cette île naturelle. Entre festivals et randonnées il y a tant à faire aux beaux jours. L’île de Sado est définitivement une destination privilégié pour les amoureux de nature à la recherche d’un Japon authentique et traditionnel.

Se rendre sur l’île de Sado

Il est possible de se rendre sur l’ile de Sado depuis Tokyo par train ou par avion.

Par train : prendre le Joetsu Shinkanse sur la ligne JR en direction de Niigata pour un trajet de 2 heures

Par avion : vous pouvez prendre un avion de la compagnie ANA depuis l’aéroport de Narita jusqu’à celui de Niigata pour environ 1 heure de trajet.

Il est possible de partir du Kansai qui, comprend des villes comme Osaka et Kyoto, pour se rendre à Niigata. Il faut 1 heure et 10 minutes de vol entre l’aéroport d’Osaka Itami ou 1h30 entre l’Aéroport International du Kansai à l’aéroport de Niigata.

De Niigata, prendre le Jetfoil ou le Ferry en direction de Sado. Il faut environ 67 minutes par Jetfoil et 2 heures et 30 minutes par Ferry.  Pour plus de détails, veuillez consulter le lien ci-dessous.
https://www.sadokisen.co.jp/fr

Il existe deux pass pour ceux qui disposent d’un JR Pass :

1° le pass Sado-Niigata pour ceux ayant le JR East Pass : pour 5000 yens par adulte, il est possible de bénéficier d’un pass d’une journée pour le Niigata City Loop Bus, un aller-retour en bus de la gare de Niigata jusqu’au port de Niigata, un aller-retour en ferry entre Niigata et l’île Sado ainsi qu’un pass de trois jours pour les bus locaux de l’île.

https://www.sado-niigata.com/pass

2° le pass Sado-Joetsu disponible avec les pass JR East, JR West ou le pass Hokuriku Arch : pour 7000 yens par adulte il permet d’utiliser toutes les lignes de train Echigo TOKImeki pendant deux jours, un aller-retour entre la gare de Joetsumyoko et le port de Naoetsu, un aller-retour en ferry entre la ville de Joetsu et l’île de Sado, ainsi qu’un pass de trois jours sur l’île pour l’usage des bus locaux.

https://sado-pass.visitsado.com

Pour ceux qui ne disposent pas de JR Pass, un ultime pass existe, le Sado Gold Passport au prix de 5500 yens par adulte : un aller-retour en ferry entre Niigata et l’île de Sado, un pass de trois jours pour les bus locaux de l’île ainsi qu’un pass un jours pour le “Niigata City Loop Bus”.

http://niigata-sado.co.jp/passport/info-en/ (en anglais)

Informations pratiques

  • Site de l’île de Sado

https://www.visitsado.com/en/

  • Ryokan Hananoki

Ouvert toute l’année, check-in à partir de 15:00 et check-out à 10:00

Chambre + dîner + petit-déjeuner pour environ 11 000 yens

https://www.visitsado.com/en/spot/detail0224/

  • Tarai-bune du port d’Ogi

De mars à début octobre, 8h20 – 17h

D’octobre à novembre, 8h20 – 16h30

De novembre à février, 9h – 16h

Adultes 500 yens / Enfants 300 yens

https://www.visitsado.com/en/spot/detail0045/

  • La fabrique de sel Kaza Shiogama

Horaires : 8:00 – 17:00

Pour la visite de la fabrique

Réservation : Par téléphone 0259-76-2511
http://sado.meoto.net/ (en japonais)

Pour la fabrication d’Onigiri :

Réservation auprès de l’association du tourisme de Sado

https://www.visitsado.com/en/spot/detail0037/

Article réalisé en partenariat avec la ville de Sado

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