Izumi, dans la préfecture de Kagoshima, est une ville qui renferme de nombreuses surprises. Après avoir fait l’expérience d’un séjour à la ferme et après avoir observé les grues d’Izumi, il était temps de visiter le quartier de samouraï de la ville. Une immersion totale dans la culture japonaise : vêtue d’un kimono, j’ai pris par à une cérémonie du thé à l’intérieur d’une résidence de samouraï traditionnelle.

Le quartier des samouraïs à Izumi

La ville d’Izumi se trouve à la frontière de deux préfectures, dans le temps elle jouissait d’une position très stratégique, pour le transport terrestre et maritime. C’est la raison pour laquelle Izumi possédait un quartier de samouraïs d’où la région était dirigée.

De nos jours, plus de 150 résidences de samouraï sont encore debout. Une très grande majorité de ces résidences sont privées, mais deux maisons sont ouvertes aux visiteurs. Depuis que le gouvernement a inscrit une partie de la ville comme Quartier d’Importance Protégé pour ses Groupes de Bâtiments Traditionnels du Japon, les habitants doivent suivre des règles strictes qui contrôlent tout changement d’apparence des bâtiments, des jardins et des arbres. Le résultat ? On peut faire un véritable voyage 400 ans en arrière pour découvrir à quoi ressemblaient les bâtiments à cette époque.

Cérémonie du thé en kimono

Nous avons commencé notre journée en choisissant un kimono. Les personnes en charge de cet expérience sont membres de l’Association des Kimonos d’Izumi. En arrivant, deux femmes très sympathiques et vêtues de kimonos m’attendaient. Elles m’ont laissée choisir celui qui me plaisait le plus puis m’ont habillée avec, me donnant soudain l’impression d’être une vraie japonaise. A la fin de cette expérience je fus surprise d’apprendre que je pouvais garder le kimono, la ceinture obi et les chaussettes tabi !

Une fois habillée, je suis sortie dans la zone résidentielle des samouraï pour deux petites minutes de marche. Les rues étaient d’une exquise beauté. Je n’avais jamais vu un lieu japonais d’une telle authenticité et aussi empreint de tradition. Nous nous sommes rendus à la résidence Saisho, ouverte au public, dans lequel devait prendre place ma seconde expérience : assister à une cérémonie du thé dans l’une des pièces du bâtiment.

En entrant dans la maison, je n’en croyais pas mes yeux. J’avais véritablement la sensation d’avoir fait un voyage dans le temps ! La maison était quasi silencieuse, j’entendais seulement le son d’un instrument japonais dont on jouait doucement. En avançant j’ai découvert la pièce dans laquelle allait avoir lieu la cérémonie du thé. Une femme était entrain de jouer du koto (sorte de harpe japonaise), et la maîtresse de la cérémonie du thé se tenait à ses côtés, toutes les deux étaient vêtues de kimono. Tout ça contribuait à créer une atmosphère unique.

Si vous participez à une cérémonie du thé, il vous faut suivre certaines règles. Mais ne vous inquiétez pas, tout au long de la cérémonie du thé on m’expliqua ce que je devais faire. Après la cérémonie, la femme qui jouait du koto m’offrit l’opportunité de jouer un morceau sur l’instrument en m’expliquant patiemment comment en jouer.

J’ai ensuite fait le tour de la maison et j’en ai appris plus sur la vie des samouraïs. J’ai particulièrement été impressionnée par le tunnel souterrain qu’ils utilisaient pour évacuer femmes et enfants en cas de danger imminent.

Information pratiques

  • Habillage en kimono / yukata + cérémonie du thé : 8000 yen par personne. Pour ce prix, vous pouvez garder le kimono / yukata (seulement pour les femmes). Nombre de participants minimum : 5 personnes (pour des groupes plus petits la cérémonie du thé n’est pas comprise)
  • Cérémonie du thé pour des groupes de moins de 5 personnes : 5000 yen
  • Porter un kimono / yukata sans la cérémonie du thé : 4000 yen par personne
  • Réservation nécessaire 10 jours à l’avance
  • Pour réserver vous trouverez un formulaire en ligne sur ce site internet.

Promenade en char à bœuf

Autre activité à faire dans ce quartier : une promenade de 40 minutes à bord d’un char à bœuf. Le char avance lentement car les rues sont faites de pierres, ralentissant le mouvement de l’animal et du véhicule. Cette activité est proposée par l’association Gisha Kai.

Informations pratiques

  • De 11h à 15h les samedis, dimanches, et jours fériés. Annulé par jours de pluie. Pour réserver veuillez envoyer un mail à mail@hotelking.info
  • Tarif : 1000 yen (adultes) 500 yen (pour les enfants de 4 ans jusqu’à la fin de l’école primaire) gratuit pour les enfants de moins de 4 ans.

Cette activité est prise en charge par les habitants d’Izumi. Ce n’est pas leur travail, mais ils souhaitent promouvoir le tourisme dans leur ville et prendre part à ces activités.

Spécialité locale : Izumi Oyako Steak Gohan

La région est connue pour être l’un des leaders de la production d’œufs et de volailles du Japon. En 2011 quelques restaurants de la région se sont mis d’accord pour créer un plat spécial destiné aux touristes désireux de goûter aux spécialités culinaires d’Izumi. Et en effet, l’Izumi Oyako Steak Gohan est un plat préparé à base de délicieux œufs et poulet frais cuisinés dans un style très local.

Vous pourrez goûter à ce plat dans quatre restaurants : Uomatsu restaurant, Gran Chateau Tsurumaru, Hotel King, et Takenoko restaurant. Je suis allée au restaurant Uomatsu.

Le restaurant Uomatsu

La première chose que j’ai remarqué dans ce restaurant fut leur grande hospitalité. Nous nous sommes assis dans une pièce traditionnelle japonaise et on nous a apporté une sorte de tablier pour protéger nos vêtements. Le personnel a ensuite allumé les bougies sous nos petits grills personnels. C’est comme ça que mon dîner a débuté ! Sur le grill vous pouvez faire cuire des morceaux de filet ou de cuisse de poulet et le préparer à votre goût en l’assaisonnant avec différentes sauces à base de miso ou avec du sel.

En accompagnement du poulet, nous avions un bol de riz et deux œufs. J’avais un doute : comment manger ces œufs ? Sont-ils cuits ? Non ! Il s’agissait en fait d’œufs crus, et les japonais les mangent tels quels en les mélangeant au riz. Je ne mange pas d’œufs crus, alors j’ai préparé une version un peu occidentalisée du repas. Lorsque j’eus terminé de faire cuire ma viande, j’ai fait frire mes œufs sur le grille. Il n’y a aucune mauvaise manière de déguster ce plat !

Le repas comprend aussi une crème de patate douce, une soupe originale créée par le restaurant, une salade avec une autre sorte de poulet, un dessert et un café. Et le prix pour ce festin n’était que de 1300 yen. Un très bon prix au vue de la qualité du restaurant et de la gentillesse du personnel !

La fin de mon aventure à Izumi

Toutes les bonnes choses ont une fin. La dernière chose que je fis à Izumi fut d’essayer un chapeau en forme de grue, amusée par la tête que ça me faisait. Peu connue des touristes, Izumi est une véritable perle cachée à Kyushu. J’ai eu la chance de pouvoir faire de nombreuses expériences merveilleuses en deux jours et chaque personne que j’ai rencontrée m’a faite me sentir chez moi.

Comment se rendre à Izumi ?

Si vous voyagez depuis Tokyo ou Osaka, la meilleure option reste de prendre l’avion. Le vol dure deux heures depuis Tokyo et une heure depuis Osaka, et vous arriverez à l’aéroport de Kagoshima. Une fois arrivé, sortez de l’aéroport et vous trouverez un distributeur de tickets de bus sur votre gauche. Le voyage jusqu’à Izumi coûte 1700 yen. Si vous avez des difficultés à acheter votre ticket, le personnel sera ravi de vous aider.

Si vous avez un JR Pass, vous pourrez prendre le Kyushu Shinkansen depuis Osaka (3h50), Hiroshima (2h16), Fukuoka (1h11) ou Kumamoto (32mn). Vous pouvez aussi prendre le Shinkansen depuis Tokyo, mais le voyage durera 7h et il vous faudra prendre deux trains (le Tokaido-Sanyo Shinkansen et le Kyushu Shinkansen)

Article écrit en partenariat avec la ville d’Izumi

Traduit par Joachim Ducos

Maria Peñascal

Maria Peñascal

Je m'appelle Maria et je viens de la petite ville de Lleida, en Espagne. Je suis passionnée par la culture japonaise et les médias audiovisuels. Après un premier voyage au Japon en 2018, je suis revenue en 2019 pour y vivre pendant un an, munie d'un visa vacances-travail. Aujourd'hui, je vis entre l'Europe et le Japon, et mon plus grand désir est d'explorer lieux méconnus, pour ensuite partager mes découvertes avec vous tous !

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